"Ni suiveur ni frondeur", la ligne politique du nouveau premier secrétaire du PS de Haute-Garonne. Interview

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Sébastien Vincini, nouveau premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de Haute-Garonne
Sébastien Vincini, nouveau premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de Haute-Garonne (Crédits : Rémi Benoit)
Sébastien Vincini a été élu, hier soir, premier secrétaire fédéral du parti socialiste de Haute-Garonne. À 36 ans, il succède à Joël Bouche après avoir rassemblé 77 % des suffrages face à Nicolas Tissot. 2279 adhérents se sont déplacés jusqu'aux urnes, ce qui établit la participation à environ 60 %. Interview.

Sébastien Vincini a été élu, hier soir, premier secrétaire fédéral du parti socialiste de Haute-Garonne. À 36 ans, il succède à Joël Bouche après avoir rassemblé 77 % des suffrages face à Nicolas Tissot. 2279 adhérents se sont déplacés jusqu'aux urnes, ce qui établit la participation à environ 60 %. Interview.

Quel est votre parcours professionnel et politique ?
J'ai 36 ans et suis ingénieur territorial de profession. J'ai adhéré au Parti socialiste en 2001, lorsque Lionel Jospin était Premier ministre. Je suis maire adjoint de Cintegabelle (31) depuis 2008.

La participation (60 %) reflète-t-elle une démobilisation des adhérents du PS ?
Je ne me satisfais pas que l'ensemble des militants ne se déplacent pas pour voter mais dans le contexte difficile, ce n'est pas si mal. Il n'y a pas de démobilisation mais c'est un point de vigilance.

Quelle sera votre ligne politique ?
En ce qui concerne la méthode, je vais essayer d'insuffler une nouvelle dynamique. Cela passe par un renouvellement des équipes fédérales et une rénovation de la pratique militante. Il faut tourner la page des moments difficiles vécus ces derniers temps et se mettre tout de suite au travail. Pour ce qui est du fond, ma ligne est claire : « ni suiveur ni frondeur ». Il faut aller bien au-delà des clivages. Lorsque tout ira dans le bon sens, nous soutiendrons pleinement. À l'inverse, lorsqu'il faudra parler un peu plus fort, dialoguer avec nos élus et nos parlementaires, nous le ferons. Il faudra notamment être vigilants à ce qu'il y est plus de justice fiscale dans le redressement.

Si vous étiez député, vous voteriez la confiance au gouvernement ?
En l'occurrence, je ne suis pas député mais 1er secrétaire fédéral du Parti socialiste de Haute-Garonne. Ce qui exige deux choses : respecter l'ensemble des sensibilités et permettre le dialogue. À partir de maintenant, je suis garant de l'esprit critique. Le Parti socialiste doit revenir à ses valeurs historiques : affirmer l'idéal tout en comprenant le réel, avoir à nouveau du dialogue avec nos parlementaires.

Comment le Parti socialiste de Haute-Garonne va-t-il aborder les prochaines échéances électorales ?
Premièrement, nous allons porter nos bilans locaux, qui sont bons. Il y a eu de très bonnes choses au niveau de la création de services, de la solidarité ou de l'économie locale. Ensuite, il faudra que nous soyons pédagogiques, notamment pour ce qui concerne la réforme territoriale. Enfin, nous souhaitons porter un renouveau politique.

Quelle sera votre démarche vis-à-vis des élus de Languedoc-Roussillon ?
Nous avons un gros travail à faire afin de tisser du lien. J'ai déjà des contacts avec beaucoup d'élus de Languedoc-Roussillon. Je vais également reprendre contact avec les autres partenaires politiques de gauche. Nous allons essayer de bâtir un message commun afin de pouvoir rassembler et dialoguer. Les partis de gauche ne sont pas des adversaires. Nos adversaires sont les forces de l'argent et les extrêmes.

Propos recueillis par Adrien Serrière
© photo DR

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