Des logements sociaux en bois : interview d'Eric Lanthiez, président de Boalia

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Eric Lanthiez
Eric Lanthiez
La société Boalia, spécialisée dans la construction modulaire en bois adaptée aux logements sociaux, séduit la communauté urbaine de Bordeaux et compte bien s'implanter dans le marché toulousain. Interview de son président, Eric Lanthiez.Quel est le positionnement de votre société Boalia?

La société Boalia, spécialisée dans la construction modulaire en bois adaptée aux logements sociaux, séduit la communauté urbaine de Bordeaux et compte bien s'implanter dans le marché toulousain. Interview de son président, Eric Lanthiez.

Quel est le positionnement de votre société Boalia?

Nous sommes des spécialistes de la construction de logements modulaires en bois, adaptés aux petits collectifs et aux logements individuels pour des programmes de 10 à 50 unités. Notre concept est assez peu développé en France et s'adresse aux promoteurs et aux bailleurs sociaux. Nos modules sont entièrement fabriqués en usine, puis assemblés sur le chantier : ceci permet de réduire les délais et de maîtriser les aléas des chantiers, le tout à un prix compétitif entre 1 100 et 1 200 €/m2/shab (surface habitable) hors VRD. Nous existons depuis 2011, et tablons sur un chiffre d'affaires de 8 M€ pour l'exercice 2013-2014. A terme, nous prévoyons de produire 300 logements par an.

Vous êtes installés à Tonneins (Lot et Garonne) pourquoi ce choix ?

Car le sud-ouest est une région en pleine expansion, et précisément parce que cela nous permet de capter les deux marchés toulousains et bordelais. Nous venons ainsi de remporter un projet de 51 logements à Floirac près de Bordeaux pour le compte d'Aquitanis, l'office public de l'habitat de la communauté urbaine de Bordeaux. Il s'agit d'une résidence sociale constituée de 50 % de logements individuels et de 50 % de semi collectifs à usage locatif et accession.

Avez-vous aussi déjà des projets en cours sur le marché toulousain ?

Nous sommes en effet en pourparlers pour réaliser un programme de 30 maisons dans l'aire urbaine toulousaine pour le compte d'un bailleur social de la région. Nous sommes par ailleurs en contact avec plusieurs acteurs du secteur qui se disent intéressés par notre savoir-faire, mais dans l'agglomération toulousaine, la difficulté principale reste la pression foncière. Enfin nous sommes plus adaptés à un marché périurbain qu'à des projets de centre-ville

Propos recueillis par Béatrice Girard
©photo DR

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