Nataïs, le leader européen du pop-corn, fête ses 20 ans et annonce un investissement de 15 M€ en 5 ans

 |   |  568  mots
La société gersoise poursuit ses recrutements © photo Rémi Benoit
La société gersoise poursuit ses recrutements © photo Rémi Benoit
La société gersoise Nataïs, n°1 européen sur le marché du pop-corn, fête ses vingt ans d'existence. L'occasion pour Michael Ehmann, fondateur de l'entreprise, de réaffirmer ses ambitions et de lever le voile sur ses futurs investissements : 15 M€ en cinq ans.

Michael Ehmann, fondateur et PDG de la société gersoise Nataïs, numéro un européen du pop-corn, a le sourire. Alors que son entreprise fête actuellement ses vingt ans d'existence, l'homme mesure en effet le chemin parcouru. "Certaines choses sont restées à l'identique, confie-t-il. Notre attachement à la terre et notre travail avec les producteurs locaux, 240 actuellement. Et notre envie d'entreprendre, évidemment, à travers une forte politique d'innovation."

En revanche, l'entreprise actuelle, qui compte 130 salariés, enregistre un chiffre d'affaires de 39 M€ et exporte dans une trentaine de pays, n'a plus rien de commun avec la petite société fondée par l'agriculteur allemand en 1994. "Nous sommes partis de zéro, rappelle Michael Ehmann. Et au fil des années, nous avons développé un outil industriel solide, ainsi qu'un véritable savoir-faire sur le produit." Et surtout, ajoute malicieusement le chef d'entreprise, désormais, "le Sud-Ouest n'est plus uniquement connu dans l'Europe entière pour son foie gras. Il l'est aussi pour son pop-corn." Nataïs représente actuellement 35 % du marché du pop-corn en Europe.

Une quatrième ligne de production

La société, dont le chiffre d'affaires a enregistré une hausse de 20 % l'an dernier, est positionnée sur deux segments : celui du vrac (20.000 tonnes produites en 2013) et des sachets micro-ondables (12.000 tonnes). Dans un marché international de plus en plus disputé, l'objectif de Michael Ehmann est désormais de "sécuriser l'avantage concurrentiel de Nataïs".

Pour cela, le chef d'entreprise vient de finaliser un business plan qui prévoit un investissement de 15 M€ dans les cinq prochaines années. "Pour pouvoir intégrer 20.000 tonnes de récoltes supplémentaires et atteindre les 170 millions de sachets micro-ondables (contre 150 millions actuellement, NDLR), nous allons être amenés à installer une quatrième ligne de production dans les trois ans, ce qui représentera une enveloppe comprise entre 3 et 4 M€", précise Jérôme Réthoré, directeur général de Nataïs. Les autres investissements concerneront notamment des silos supplémentaires et de nouvelles infrastructures logistiques.

Une démarche grand export

Côté distribution, l'export vers l'Europe représente toujours 90 % de l'activité de Nataïs. Mais les choses pourraient évoluer. "Depuis trois ans, nous avons entamé une démarche de grand export, notamment en direction du Moyen-Orient et de l'Asie, principalement pour notre pop-corn micro-ondable, explique Michael Ehmann. Cela pourra prendre du temps, mais je suis optimiste." Et Jérôme Réthoré d'ajouter : "Nous étions une entreprise européenne, et nous souhaitons désormais devenir une entreprise mondiale."

Quarante recrutements à venir

Un développement qui devrait s'accompagner d'une quarantaine de recrutements d'ici à fin 2015. Et pour attirer les talents dans le Gers, Élise Réthoré, directrice des ressources humaines de l'entreprise, multiplie les arguments : "À travers notre 'parcours tremplin', initié il y a un an, nous offrons à de jeunes ingénieurs la possibilité de se former à la conduite de lignes de production hautement technologiques. Notre politique de formation est particulièrement importante, puisque le budget qui y est consacré dépasse les 180.000 euros, soit cinq fois l'obligation légale." Quant aux salaires pratiqués, ils se situent selon la DRH jusqu'à 20 % au-dessus des rémunérations habituelles du secteur agroalimentaire.


En savoir plus :

Nataïs est également à la recherche de producteurs de maïs dans le Sud-Ouest. Lire notre article : En pleine croissance, le Gersois Nataïs cherche des producteurs prêts à se lancer dans le mais pop-corn !

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :