Le Conseil départemental fait de l'environnement sa priorité en 2017

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George Méric.
George Méric. (Crédits : Rémi Benoit)
George Méric, le président socialiste du Conseil départemental de Haute-Garonne, a présenté ses vœux 2017 ce mardi 10 janvier. Il souhaite mettre l'environnement au centre de la politique départementale et poursuivre les investissements sans augmenter les impôts.

Après la Cop 21, le Conseil départemental va investir 150 millions d'euros d'ici à 2021 en faveur du développement durable. Il s'engage à être "une collectivité exemplaire" dans la gestion des déchets et l'organisation des déplacements de son personnel. Des critères de développement durable seront intégrés dans les marchés publics et des actions de sensibilisation seront conduites auprès des citoyens par le syndicat mixte Haute-Garonne Environnement. Le "tourisme vert" va être encouragé par la mise en place d'un réseau de pistes cyclables et de voies navigables. 1000 hectares de zones sensibles devraient être protégés cette année. Le Département accompagnera également les pratiques durables dans l'agriculture. Un projet "Garonne Amont" devrait être engagé pour "répondre aux besoins en eau" du territoire dans les prochaines années. Enfin, plusieurs actions visant à réduire la consommation d'énergie vont être déployées.

180 millions d'euros pour le numérique

Sans augmenter la taxe foncière sur les propriétés bâties et la contribution économique territoriale, le Conseil départemental de Haute-Garonne prévoit de poursuivre l'augmentation de ses investissements pour "rendre le Conseil départemental indispensable dans la vie des Haut-Garonnais", selon George Méric.

"Nous sommes passés d'une stratégie de guichet à une stratégie de contrats fondée sur l'efficacité et le consensus", a expliqué le président socialiste de l'institution.

En 2016, 588 contrats ont été signés avec chaque commune du département et un accord politique avec Toulouse. 3 200 projets ont été recensés pour 890 millions d'euros d'investissements dont 175 millions financés par le Conseil départemental en quatre ans.

180 millions d'euros vont être investis sur 5 ans - via le syndicat mixte Haute-Garonne Numérique créé en 2016 - pour assurer le déploiement d'un haut débit compris entre 4 Mbps et 100 Mbps dans les zones rurales du département.

Aide aux TPE et aux agriculteurs

Adopté en session du Conseil départemental le 13 décembre dernier, la charte de la commande publique doit entrer en application à la fin du mois pour faciliter l'accès des PME-TPE au 400 marchés publics du Département. Un acompte de 30 % sera versé à la commande pour aider leurs trésoreries.

L'aide de 2 millions d'euros versée en 2016 aux exploitants agricoles en Haute-Garonne sera renouvelée cette année.

Transport scolaire gratuit

Grâce à un accord passé avec le Conseil régional, le Département va conserver la maîtrise des transports scolaire et périurbain. "Nous allons pouvoir préserver l'avancée sociale de la gratuité des transports scolaires dans le département", s'est réjoui le président. Chaque année, le Département assure le transport de 75 000 élèves le long de 1000 trajets pour un coût de 661 euros par élève, soit 49,7 millions d'euros.

Cet accord avec la Région permet aussi au Département de conserver une action économique malgré le transfert de cette compétence à l'institution régionale. "Cela nous a permis de créer la société publique locale Haute-Garonne Développement pour favoriser l'implantation de zones d'activité sur le territoire", a précisé George Méric. Cette SPL est en attente d'agrément par les services de l'État.

La réponse de George Méric à Marianne

Mis en cause dans le magazine Marianne au sujet de sa déclaration de patrimoine, George Méric a "déploré ses allégations graves" à son égard en préambule de ses vœux 2017 :

"L'ensemble de mon patrimoine immobilier et mobilier a été déclaré dès le début de mon mandat à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP). Celle-ci n'a formulé aucune remarque sur mes deux déclarations. J'ai procédé à la cession de mes parts dans trois EHPAD à mes filles, qui y exerçaient des fonctions de responsabilité depuis plusieurs années. L'activité de ces établissements ne m'apporte aucun enrichissement personnel. Ces EHPAD ne peuvent bénéficier d'aucun traitement particulier de la part du Conseil départemental. (...) Je me réserve la possibilité d'engager des poursuites judiciaires à l'encontre des médias concernés afin de faire valoir la vérité sur ce sujet."

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