La secrétaire d'État Axelle Lemaire vient "s'inspirer de Toulouse"

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Axelle Lemaire a notamment visité les locaux d'Ekito
Axelle Lemaire a notamment visité les locaux d'Ekito (Crédits : ON / Rémi Benoit)
Pour sa première visite dans la Ville rose, Axelle Lemaire a rencontré ce vendredi 13 février les "pépites" du numérique à la Cantine puis au sein de l'accélérateur Ekito. Avant de visiter la Tic Valley, la secrétaire d'État au Numérique a pointé les forces et les faiblesses de la métropole toulousaine, soulignant "le manque de visibilité" au niveau national malgré le dynamisme de l'écosystème.

Après Lille, Strasbourg, Bordeaux et Nantes, c'était au tour de la ville de Toulouse de recevoir ce vendredi 13 février la visite de la secrétaire d'État au Numérique Axelle Lemaire. Sa venue était très attendue par les entrepreneurs puisque, après plusieurs tentatives inabouties, c'était la première fois qu'elle se rendait dans la Ville rose. Toulouse fait en effet partie des neuf premières métropoles labellisées French Tech en novembre dernier.

"Je ne savais pas que le premier fablab français avait été créé à Toulouse"

"Toulouse dispose de 38 000 emplois dans le domaine du numérique. La métropole dispose d'un écosystème formidable, il y a plein de start-up, une belle dynamique. Je suis venue comprendre ce qui se passe à Toulouse et m'en inspirer", a expliqué Axelle Lemaire ce matin.

Arrivée à 9 heures tapantes dans les locaux de La Cantine (rue d'Aubuisson), la secrétaire d'État au Numérique a commencé sa journée avec une réunion de travail en compagnie, notamment, de Bertrand Serp, vice-président de Toulouse Métropole en charge du Numérique, Philippe Coste, directeur délégué French Tech Toulouse, et Édouard Forzy, co-président de La Mêlée.

Elle a pu ensuite rencontrer toute une série d'entrepreneurs venus présenter leur start-up : Naïo Technologies, Delair-Tech, Innov'ATM, Imajing, Coovia, AudioGaming, ainsi qu'à une présentation du Fab Lab Artilect.

"Je ne savais pas que le premier fablab français avait été créé à Toulouse. J'ignorais que la métropole faisait partie des pionniers dans ce domaine", s'est étonnée Axelle Lemaire.

Pour autant, pas question d'éluder les faiblesses de la métropole, notamment en termes de visibilité : "C'est vrai que, quand on parle de Toulouse, on pense en premier mêlée de rugby, industrie aéronautique... Nous avons justement créé le label French Tech pour que les start-up gagnent en visibilité, il faut que cet écosystème dynamique porte les PME."

Inauguration du nouveau bâtiment de l'accélérateur Ekito

La secrétaire d'État a profité de sa venue pour repérer également les freins rencontrés par les start-up. "Quel est l'obstacle à votre développement au niveau des aéroports français ?", s'enquiert Axelle Lemaire auprès d'Innov'ATM. La société a monté un logiciel de gestion du trafic qui évite les temps d'attente inutiles au seuil des pistes. Pourtant, aujourd'hui, l'essentiel de sa clientèle est étrangère et l'entreprise manque de partenariats en France. "Pourtant, cette solution permet de diminuer de 40 % les délais d'attente. Les aéroports français y auraient tout intérêt", poursuit la secrétaire d'État.

En fin de matinée, l'invitée du jour a inauguré le "Grand Builder", le nouveau bâtiment qui accueille l'accélérateur de start-up Ekito. À l'occasion d'un point presse, Axelle Lemaire a souligné les atouts de la métropole toulousaine en matière de numérique :

"Toulouse dispose de mentors, il y a de très belles réussites à l'image de Sigfox qui a réalisé la plus grosse levée de fonds de France (la société toulousaine a levé 100 millions d'euros ce mercredi 11 février, NDLR ). Cela entraîne une émulation collective. Le deuxième atout de Toulouse, c'est que la métropole a beaucoup de lieux, d'incubateurs."

Parmi les points d'amélioration de la French Tech toulousaine, au-delà de la notoriété, Axelle Lemaire a souligné l'importance pour la métropole "d'attirer des investisseurs privés". L'État a débloqué pour le moment 215 millions d'euros pour développer les métropoles French Tech, dont 200 millions d'euros d'investissement que BPIFrance injectera dans des programmes privés d'"accélération" de start-up.

Cet après-midi, le marathon se poursuit avec la visite du Quai des Savoirs, futur bâtiment "totem" de la French Tech Toulouse, puis de la Tic Valley, où la secrétaire d'État doit rencontrer les entreprises Sigfox, UBleam, Axible, PCB Team, et Pic Tarine.

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Commentaires
a écrit le 14/02/2015 à 18:30 :
Je ne savais même pas qu'elle existait. C'est la première fois que j'entends parler d'elle. Il doit certainement y en avoir des dizaines d'autres inconnus au bataillon. Mais, au fait, à quoi servent-ils ?
a écrit le 13/02/2015 à 15:34 :
la légende de la photo illustrant l'article dit : "Axelle Lemaire a notamment visité les locaux de La Cantine", sauf que la photo à été prise au GrandBuilder d'ekito...
a écrit le 13/02/2015 à 15:29 :
Dommage qu'elle ne passe pas visiter aussi le site avenue Didier Daurat ou se trouve Wiseed, MyFeelBack, Naio Technologies ...
Réponse de le 13/02/2015 à 16:03 :
Les 3 start up étaient à la Cantine, le programme était chargé elle ne pouvait pas aller partout, pourtant elle est difficile à suivre, très dynamique...
Bravo à toutes et à tous.

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