Fusion des régions : bataille de chiffres entre Dominique Reynié et Martin Malvy

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Le chef de file LR pour les régionales Dominique Reynié et le président de Région Martin Malvy.
Le chef de file LR pour les régionales Dominique Reynié et le président de Région Martin Malvy. (Crédits : DR)
Le chef de file LR Dominique Reynié a critiqué en début de semaine le coût de la création d'un poste de président délégué dans la future grande région. Le président de la région Midi-Pyrénées Martin Malvy dénonce de son côté des "calculs abracadabrantesques".

L'accord entre le PS et le PRG n'en finit pas de créer des remous à Toulouse. Les deux formations politiques ont signé le 27 juillet dernier un accord national pour faire liste commune aux élections régionales de décembre prochain. Cet accord prévoyait un certain nombre de contreparties en faveur du parti de Jean-Michel Baylet. La tête de liste départementale dans le Tarn-et-Garonne a ainsi été attribuée à la ministre PRG du Logement Sylvia Pinel, au détriment de la députée socialiste de Montauban Valérie Rabault. Cette dernière a dénoncé dans une interview accordée à La Tribune-Objectif News "l'équilibre politique de l'accord", estimant par ailleurs que le début de campagne de la cheffe de file socialiste Carole Delga a été "abîmé" par ces mois de tractations.

Désormais, c'est la question de la création d'un poste de président délégué de la région qui fait polémique. Le président du PRG a en effet obtenu qu'en cas de victoire de la gauche aux régionales, la ministre du Logement Sylvia Pinel devienne première vice-présidente de la future grande région. L'actuel président de la Région Languedoc-Roussillon Damien Alary (PS) se verrait lui confier un poste de "président délégué". Cette fonction n'existe pas mais le socialiste a annoncé la semaine dernière avoir obtenu la création d'un texte législatif qui rend possible la création d'un tel poste dans chacune des nouvelles régions. Une loi, baptisée par ses détracteurs "loi Alary", doit être présentée à l'Assemblée en septembre.

Un coût de 114 millions d'euros ?

Dans une tribune adressée au Figaro en début de semaine, le chef de file Les Républicains pour les régionales en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées estime que l'accord entre le PS et le PRG pourrait coûter 114 millions d'euros :

"Si l'on prend comme base de calcul la présidence actuelle de Midi-Pyrénées, celle de Martin Malvy, malgré l'absence de transparence sur l'organisation du cabinet, on compte au moins 32 membres salariés. Sur la base du salaire médian de la fonction publique territoriale, autour de 2 900 euros bruts chargés, en intégrant l'indemnité du président, 66 145,56 euros bruts annuel, on obtient un total situé autour de 1,2 million d'euros par an. Multiplié par le nombre futur de régions (16) et par la durée du mandat (6 ans), on atteint donc 114 millions d'euros.

Tout ça pour permettre un accord électoral entre le PS et le PRG dans la région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon, et alors que notre dette publique atteindra 100 % du PIB avant les élections régionales".

Martin Malvy : "les calculs abracadabrantesques de M. Reynié"

L'actuel président de la région Midi-Pyrénées Martin Malvy critique ce jeudi 6 août par voie de communiqué les "calculs abracadabrantesques de M. Reynié" :

"Il m'attribue un cabinet de 32 conseillers. S'il s'était renseigné, il saurait que la loi en fixe le nombre dans chaque collectivité en fonction de la population : 10 pour la Région en Midi-Pyrénées. 'Cerise sur le gâteau', les multiplications fantaisistes auxquelles il se livre en annonçant des dépenses nouvelles là où - précisément - la loi a prévu des économies. Si la fonction de président délégué était créée, M. Reynié en chiffre le coût à 114 millions d'euros. Il ignore sans doute que la loi limite à 15 le nombre des vice-présidents de la Région nouvelle, c'est-à-dire le divise par 2 par rapport à la situation actuelle, et divise donc par 2 le montant des indemnités versées à ce titre. Non seulement cela ne coûterait pas un seul euro de plus, mais l'économie demeurerait très substantielle. Alors pourquoi tant de contrevérités ?"

La campagne pour la conquête de la future région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées s'annonce en tout cas animée.

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Commentaires
a écrit le 17/08/2015 à 19:04 :
Et s'ils s'occupaient plutôt de cela ......! il y a du boulot...................;;
France: Moody's prévoit 3,9% de déficit public fin 2015

ttp://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/08/17/20002-20150817ARTFIG00240-moody-s-prevoit-39-de-deficit-public-fin-2015.php
a écrit le 14/08/2015 à 11:12 :
Je suis de droite mais malvy a été un très bon président ,le meilleur de tous en bon figeacois qu il est pas un parachuté.
a écrit le 11/08/2015 à 18:39 :
M. Dominique Reynié n'est qu'un imposteur il nous a fait croire pendant des années sur les plateaux de télé qu'il n'était qu'un spécialiste de l'analyse politique alors qu'il n'était qu'un propagandiste ump !! Jusqu'à présent il n'a émis aucune idée car sa connaissance de la région est limitée même s'il s'est découvert des origines ruthénoises pour justifier sa candidature. Cette région nécessite des hommes et des femmes connaissant la région et non des parachutés qui viennent se construire une carrière politique. Dans son camp il y a des gens très valables mais qui ont été dissuadés de se présenter malheureusement.
a écrit le 10/08/2015 à 10:52 :
Peux-t-on faire confiance en l'Assemblée Nationale pour gérer les biens de la Nation au bénéfice des français? Voilà ce dont doute une grande partie de nos concitoyens..
a écrit le 09/08/2015 à 18:05 :
La Tribune ne peut pas faire une enquête de son côté pour régler cette querelle?
a écrit le 09/08/2015 à 16:47 :
On a jamis vu dans notre pays une réforme d'élus se faire avec le mot économie au contraire donc peu importe la somme, la dépense sera de toute façon salée pour le contribubale car nos voyous d'élus ne voudront jamais supprimer un poste au contraire tout changement est couteux. Les voyous ont montré dans la mise en place des communautés d'agglo combien la dépense électoraliste a été faite au détriment du contribuables. Gauche ou droite les élus sont des voyous plus soucieux de leur masccarde politique que du bien de la France et des citoyens;. Aller voter n'est pas un acte citoyen mais un acte à maintenir au pouvoir une caste qui "navigue" en eau trouble parfois à la limite de procédés maffieux.La France est une mascarade de démocratie car on peut être élu avec quelques % d'inscrits mais bien loin de 50 et une voix..
a écrit le 08/08/2015 à 17:10 :
Mr Reynié ferait mieux de continuer de raconter ses bobards sur les ondes et dans les journaux plutôt que de s'essayer à jouer les politiques!!!
Réponse de le 10/08/2015 à 11:58 :
Vous avez bien raison.
Qu'il laisse les contribuables français payer toujours plus pour notre formidable administration.
a écrit le 08/08/2015 à 12:21 :
De toutes façon, cette reforme est vouée à l'échec depuis le début puisque les régions sont les plus petites collectivités en termes budgétaire. Il y avait donc peu d'économies potentielles à la clé. Il aurait bien mieux vallu travailler sur la questions des départements qui sont de loin plus importants en termes de dépense. On aurait par exemple pu imaginer faire des régions des fédérations de départements pour éviter les doublons, la multipkication du personnel politique et traiter certaines problématiques transversales sans se lancer dans la mise en compétition de territoires comme cela est la cas désormais. Il me semble que l'on ne peut pas traiter des territoire et des gens comme des pions depuis Paris en les agglomerants sans demander leur avis. C'est complètement anti démocratique et ne fonctionnera certainement pas. C'est comme si demain l'Europe demandait à la France de fusionner avec l'Espagne sans faire la moindre concertation. La démarche est particulièrement honteuse de la part d'un gouvernement qui a en prime le toupet de se dire de gauche. Cette réforme fait au final pire que mieux... sans la moindre économie à la clé.
a écrit le 08/08/2015 à 12:21 :
Les économies c'est pour la Saint Glinglin, il faut se rappeler que nous sommes en Socialie, ses impôts, ses dépenses et ses fonctionnaires toujours aussi nombreux et une moralité à l'épreuve des copains de l'ENA
a écrit le 07/08/2015 à 21:15 :
Il me semble que si des économies sont réalisées en raison de la diminution du nombre de présidents de région, il n'est pas opportun de créer de nouveaux postes de délégués pour obérer lesdites économies.

On devrait aussi fixer un âge limite pour la rémunération des fonctions électives. A partir d'un certain âge il faut faire ça gracieusement et ne plus émarger sur les contribuables. La retraite doit suffire.
a écrit le 07/08/2015 à 11:21 :
Dominique Reynié soulève un peu le voile sur les tripatouillages de type tendance "cassoulet maintenu " qui ont lieu sur ces terres d'Occitanie.. Grâce à lui on pourrait avoir un souffle nouveau pour balayer l'ambiance Rad-Soc du siècle dernier que Monsieur Baylet et ses réseaux , la Dépêche en tête, tentent de maintenir . Le reste n'est que palabres interminables. Et bonne retraite à Mr Malvy qui essaie de faire ce qu'il peut....
A plus
Réponse de le 12/08/2015 à 9:07 :
ENFIN ?un souffle de vérité et bonne retraite à Mr Malvy ....Place aux plus jeunes ...........
a écrit le 06/08/2015 à 19:55 :
Martin Malvy : « les calculs abracadabrantesques de M. Reynié »

L'actuel président de la région Midi-Pyrénées Martin Malvy critique ce jeudi 6 août par voie de communiqué les "calculs abracadabrantesques de M. Reynié" :

"Il m'attribue un cabinet de 32 conseillers. S'il s'était renseigné il saurait que la loi en fixe le nombre dans chaque collectivité en fonction de la population :10 pour la Région en Midi-Pyrénées. "Cerise sur le gâteau", les multiplications fantaisistes auxquelles il se livre en annonçant des dépenses nouvelles là où - précisément - la loi a prévu des économies. Si la fonction de président délégué était créée, M. Reynié en chiffre le coût à 114 millions d'euros. Il ignore sans doute que la loi limite à 15 le nombre des vice-présidents de la Région nouvelle, c'est-à-dire le divise par 2 par rapport à la situation actuelle, et divise donc par 2 le montant des indemnités versées à ce titre. Non seulement cela ne coûterait pas un seul euro de plus, mais l'économie demeurerait très substantielle. Alors pourquoi tant de contrevérités ?
a écrit le 06/08/2015 à 19:12 :
La réélection plus que brillante de Martin Malvy en 2010 est le signe d'une grande confiance que les électeurs lui accordaient à l'issue d'une période de 12 ans.
Certes son adversaire du moment lui a largement facilité ce triomphe, mais cela certains n'oseront pas le dire.
Il a obtenu plus de 34% des voix des électeurs inscrits, ce qui dépasse le seuil symbolique du tiers, alors que l'abstention avait été très forte.
Dominique Reynié ferait bien de nous dire comment les collectivités locales peuvent lutter contre le chômage. C'est quand même le souci principal des français.
Son avis sur la troisième ligne de métro à Toulouse serait un peu plus qu'un détail.
L'aménagement de la région avec des trajets domicile-travail très souvent excessifs serait bien utile afin d'éviter les encombrements quotidiens.
Réponse de le 07/08/2015 à 18:07 :
Dans une démocratie fluide et vigilante sur la corruption et les magouilles, il ne devrait pas y avoir plus de deux mandats électifs au même poste. Cela éviterait le carriérisme de certains et la tentation de faire plaisir aux amis...
Après ce sont les électeurs qui décident.
Réponse de le 11/08/2015 à 12:52 :
Vous avez raison d'écrire cela.
Cependant, les conseillers régionaux sont élus au suffrage universel, les électeurs connaissent tous les noms de la liste avant de se prononcer.
Si la tête de liste a beaucoup d'ancienneté, il n'est pas certain que ce soit un handicap à condition qu'il y ait une large répartition des âges au sein de cette assemblée.
Au conseil départemental 31, le "chef" est part au bout de 26 ans, le nombre de mandats ne l'a pas gêné, il est même parti en constatant que son successeur était de la même sensibilité politique que lui.
Certes le comportant stupide des listes d'opposition a bien arrangé les choses, à l'opposé de la "bérézina" nationale comme dirait quelqu'un de connu.
Bien à vous.

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