Réfugiés : le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc demande à l'État d'organiser l'accueil

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Jean-Luc Moudenc réunissait les maires des grandes villes de France ce mercredi 9 septembre à Paris.
Jean-Luc Moudenc réunissait les maires des grandes villes de France ce mercredi 9 septembre à Paris. (Crédits : Rémi Benoit)
Président de l'association des maires de grandes villes de France (AMGVF), le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc organisait ce mercredi 9 septembre à Paris une réunion consacrée aux réfugiés. Au terme des débats, il demande à l'État d'établir "un plan national" pour organiser l'accueil des migrants. Le maire de Toulouse ne précise pas si la Ville rose accueillera des réfugiés et renvoie la balle à l'État pour répartir les familles en France, "en prenant en compte des spécificités locales et notamment la forte pression démographique" qui pèse sur la Ville rose.

Toulouse va-t-elle accueillir des réfugiés syriens ? Alors que, dès jeudi dernier, le député toulousain PS Christophe Borgel communiquait une liste de 11 maires de sa circonscription prêts à accueillir les migrants, le maire de Toulouse préférait consulter les autres élus des métropoles avant de trancher. Ce mercredi 9 septembre, Jean-Luc Moudenc, président de l'association des maires de grandes villes de France (AMGVF) a donc convoqué à Paris une réunion consacrée au sort des réfugiés. À l'issue de cette réunion, Jean-Luc Moudenc précise :

"Nous demandons à l'État d'établir un plan national pour organiser l'accueil de ces migrants puisque le droit d'asile est une compétence de l'État. Ensuite, François Hollande a annoncé que la France allait accueillir 24 000 réfugiés sur deux ans. Sur ce point, l'État doit préciser ses intentions, aller plus loin sur les conditions d'accueil et mettre en œuvre des moyens spécifiques à disposition des maires. En effet, le centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA), qui est la structure dédiée aux réfugiés, ne prévoit qu'un accueil de deux mois maximum. Que se passe-t-il au bout des deux mois ?", s'interroge Jean-Luc Moudenc.

L'Association appelle enfin à un accueil des réfugiés sans discrimination de religion.

"Toulouse connaît une forte pression démographique"

Concernant la situation de Toulouse, le maire de métropole n'annonce pas de chiffre précis pour l'accueil des réfugiés et demande à l'État de se charger comme en Allemagne de répartir les familles entre les différentes villes "en prenant en compte des spécificités locales des différentes villes".

"Toulouse, comme Montpellier, sont des villes qui ont connu les plus forts taux de pression démographique au cours des dernières années, estime ainsi Jean-Luc Moudenc. 25 000 dossiers de demandes de logements sont actuellement sur le bureau de la ville. À Toulouse, nous avons également des camps de roms et le problème des SDF souvent très fragiles et qui ne peuvent pas travailler. Au contraire, certaines grandes villes comme Brest connaissent une démographie à la baisse, à l'image de la situation que connaît l'Allemagne. Ces villes sont favorables à l'accueil des réfugiés pour repeupler leurs terres. Je pense qu'il ne doit pas y avoir de prise de position uniforme sur le sujet."

Sur ce point, Jean-Luc Moudenc rejoint le positionnement de François Baroin, maire de Troyes (LR) et président de l'association des maires de France. Opposé à l'accueil de migrants supplémentaires dans sa commune, François Baroin a estimé ce matin en tant que chef de file des maires français que "c'est à l'État d'assurer l'accueil, la mise à disposition des moyens, de négocier avec l'Europe les moyens financiers, de proposer une méthode, des calendriers, des partenaires, une organisation générale".

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Commentaires
a écrit le 14/09/2015 à 0:02 :
@bonsoir / BRAVO MONSIEUR LE MAIRE..... ENCORE BRAVO : MAIS QUE PENSENT VOS ADMINISTRES D'UNE TELLE LARGESSE ....... J'OSE ESPERER QUE VOUS LES AVEZ PREVENUS ...... QU'ILS DEVRONT METTRE LA MAIN A LA POCHE
a écrit le 13/09/2015 à 23:18 :
@BONSOIR A TOUS : Monsieur le maire avez vous au moins, demandé à vos administrés ce qu'ils pensent de votre initiative?? et sont ils prêts à payer un impôt supplémentaire faites un sondage mais un vrai sondage avec publication du panel et le nombre réel de personnes sondées et pas seulement 1 000 personnes !!!!!
a écrit le 09/09/2015 à 23:49 :
Ce ne sont pas tous des réfugiés. Peut-être 15 à 20% au maximum.
Le reste sont des migrants économiques.
Nous avons nos enfants et nos petits-enfants à nous en occuper.
Ensuite, le jeunes français sont de plus en plus dans des situations précaires.
Ils ont besoin de nos aides.
Dont le priorité pour nos enfants d'abord.
Les migrants peuvent très bien aller dans les pays du golfe. Ces pays ont de pognons et une démographie très faible.
Alors, expliques-moi pourquoi les pays du golfe ne veulent absolument pas acceuillir ces migrants qui sont pourtant tous des musulmans comme eux.
Alors, si ils ont peur d'acceuillir ses musulmans sur leurs terres musulmanes il devrait avoir une raison.
a écrit le 09/09/2015 à 20:59 :
Globalement je veux bien accueillir des réfugiés chez les autres!!!!!!'
a écrit le 09/09/2015 à 20:50 :
Eh bien il n'y a pas que Toulouse dans notre région = et si on demandait à toutes les mairies ce qu'elles peuvent offrir. À Toulouse d'organiser les premiers secours et de répartir ensuite, ce n'est pas le moment de "réfléchir", zut, il faut agir d'abord et réfléchir ensuite tant pis pour les couacs ça ne va pas durer…
Réponse de le 13/09/2015 à 23:20 :
@DAPHN BONSOIR : rien pour ces soi disant réfugiés est ce claire !! marre de mettre toujours la main à la poche pour les lubies de bobos en mal de notoriété alors si vous voulez accueillir DASCH faites le mais à vos frais :

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