Politique : séquence difficile pour la droite à Toulouse, Laurence Arribagé fait le point

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Laurence Arribagé
Laurence Arribagé (Crédits : Rémi Benoit)
Adjointe de Jean-Luc Moudenc, députée de la Haute-Garonne et présidente de la fédération départementale de Les Républicains, Laurence Arribagé évoque l'actualité municipale toulousaine et se prononce sur les chances du candidat de son parti aux régionales, Dominique Reynié. Interview.

Les dossiers chauds (hausse des impôts, réorganisation interne, fermeture de classes dans les écoles primaires) s'accumulent à la Mairie de Toulouse. Comment analysez-vous cette séquence difficile ?

Cette séquence n'est pas facile mais le maire de Toulouse et son équipe assument des choix courageux. Les Toulousains n'ignorent plus la situation financière laissée par Pierre Cohen et sa majorité. À cette liquidation en règle de l'épargne des Toulousains s'est ajoutée une seconde sentence, celle de la baisse des dotations de l'État que le gouvernement a annoncée le lendemain des élections municipales. Croyez bien que notre majorité se serait bien passée de ces mesures, mais l'effort doit être collectif.

Jean-Luc Moudenc réorganise son cabinet et réaménage son équipe municipale. Quel sens donnez-vous à ces changements ?

 Comme dans toute équipe, il y a un temps d'adaptation pour chacune et chacun et les choix de Jean-Luc Moudenc ont aujourd'hui pour but de réorienter et réaménager les rôles pour plus d'efficacité. C'est comme cela qu'une équipe sportive gagne une compétition, vous savez.

Vous venez d'être désignée présidente de Les Républicains 31. Vous succédez ainsi à Jean-Luc Moudenc. Quel bilan faites vous de la présidence de Jean-Luc Moudenc ?

Jean-Luc Moudenc a été un excellent président de notre fédération. Après son élection, il a admis ne plus avoir autant de temps à consacrer à la vie quotidienne du parti. Il reste fidèle à ses valeurs et adhérent mais il a pris la décision plus qu'honorable de démissionner. Il m'a proposer d'assurer l'intérim de la présidence jusqu'aux élections internes de janvier et le comité départemental a validé son choix à l'unanimité. Jean-Luc et moi nous sommes attelés pendant quatre ans à apaiser cette fédération, à mettre en place une équipe départementale motivée. Nous avons remis la fédération en ordre de marche, ça a payé !

Dans quel état d'esprit allez-vous présider la fédération départementale ?

De la même manière ! Je souhaite que cette fédération soit un lieu de travail, de dialogue, d'échanges, et que toutes les sensibilités y soient représentées.

Pour m'accompagner, j'ai récemment demandé au bureau national de Les Républicains de nommer Christine Gennaro-Saint comme secrétaire départementale. Elle travaillera avec celui qui a été mon adjoint, Xavier Spanghero, qui reste à ce poste. Parce que je crois que les jeunes sont à la fois l'avenir de notre formation mais aussi un pilier de la vitalité de notre parti, j'ai demandé à Victor Ermet de devenir le responsable des Jeunes Républicains de Haute-Garonne et de fédérer les forces autour de lui.

Des primaires sont au bout de la route. Entre Sarkozystes, Fillonistes, Juppéistes, votre parti va désigner son candidat pour la présidentielle de 2017. Vous ne cachez pas votre préférence pour Nicolas Sarkozy. Comment allez-vous gérer cette compétition interne ?

Mon credo est simple : chacun doit être respecté en fonction de ses sensibilités ou de ses affinités politiques. Je suis garante du fait que chacun doit pouvoir trouver sa place, que chaque candidat à la primaire devra pouvoir structurer ses équipes localement et que la fédération sera ouverte à tous. Je m'engage à ce que tout se passe bien et à ce que cette primaire soit un moment d'échanges internes dans le respect des différences.

Les régionales approchent. Quels sont vos espoirs et vos craintes pour cette échéance ?

Des espoirs, j'en ai plein ! Notre candidat au profil atypique me plaît beaucoup. D'ailleurs, les derniers sondages sont très encourageants alors que nous ne sommes pas encore au cœur de la campagne. La crainte est évidemment celle de la faible participation. Je veux croire que chacun se sentira concerné par l'avenir de notre grande et belle région.

Votre tête de liste pour les régionales, Dominique Reynié, est contesté en interne. Des élus Les Républicains lui reprochent son style et un certain amateurisme. Vous confirmez ces tensions ?

Dans une équipe, il est important de tout mettre en œuvre pour accompagner le candidat, pour l'épauler. Que l'on ne compte pas sur moi pour rentrer dans des discussions de comptoir, je suis une militante de terrain et Dominique Reynié pourra compter sur moi, sur les adhérents Les Républicains de Haute-Garonne et sur les nombreuses personnes qui souhaitent s'investir.

D'après vous, quels sont les atouts de Dominique Reynié ?

Son naturel, sa façon d'entrer en politique. Je trouve son parcours courageux. Être commentateur de la vie politique et en devenir acteur, c'est plutôt rare. Il a les épaules suffisamment larges pour être un candidat combatif et un futur grand président de la nouvelle région.

Les vacances sont là. Malgré la trêve estivale, vous avez un agenda politique pour les deux prochains mois ?

Le travail parlementaire n'est pas terminé, puisque nous sommes en session extraordinaire jusqu'à fin juillet. Je vais profiter de cet été pour approfondir le projet sport que je suis en train de construire avec mes équipes et avec les acteurs du milieu sportif en tant que secrétaire nationale de Les Républicains en charge des Sports. Au niveau local, nous préparons la rentrée de la fédération avec une grande fête départementale qui réunira l'ensemble des adhérents.

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Commentaires
a écrit le 13/07/2015 à 14:15 :
C'est pour quand le nouveau site web de "Les Républicains 31"?
Le blog de Jean-Luc Moudenc d'avant les municipales me manque beaucoup, il était très divertissant.
Je ne peux pas laisser des marques-page faux dans mon ordinateur.
a écrit le 11/07/2015 à 11:02 :
J'aime beaucoup ces revers de ping-pong comme elle l'as fait à Manuelo à Paris.
Je retiens ces phrases..."C'est comme cela qu'une équipe sportive gagne une compétition, vous savez.
Que l'on ne compte pas sur moi pour rentrer dans des discussions de comptoir, je suis une militante de terrain.
Je trouve son parcours courageux. Être commentateur de la vie politique et en devenir acteur, c'est plutôt rare. Il a les épaules suffisamment larges pour être un candidat combatif et un futur grand président de la nouvelle région."
Elle à un oral pétillant, ca pourrait faire une bonne journaliste...
a écrit le 10/07/2015 à 21:50 :
De nombreux militants se demandent pourquoi Xavier Spanghero n'a pas été promu secrétaire départemental ?

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