French Tech Toulouse : quel bilan 3 ans après ?

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Philippe Coste est le directeur délégué de French Tech Toulouse depuis sa création.
Philippe Coste est le directeur délégué de French Tech Toulouse depuis sa création. (Crédits : Rémi Benoit)
Le directeur délégué de French Tech Toulouse, Philippe Coste, avait réuni ce mercredi soir de nombreux acteurs de l'écosystème startup de la Ville rose pour dresser un bilan après trois ans de labellisation. Il considère avoir réussi à accompagner le "foisonnement créatif" à l'oeuvre à Toulouse.

Le 12 novembre 2014, Toulouse devenait l'une des premières métropoles de France à décrocher le label French Tech.  French Tech Toulouse se définit depuis comme "un collectif fédéré d'entrepreneurs, d'acteurs publics et de structures d'accompagnement qui soutiennent le développement des startups". Avec trois axes stratégiques :"conforter le leadership européen sur les systèmes embarqués, devenir leader européen dans l'IoT/Cloud/Big Data, et devenir un territoire de référence sur les expérimentations".

Trois ans après cette labellisation, son directeur délégué, Philippe Coste, a réuni ce mercredi 11 octobre de nombreux acteurs de l'écosystème startup de la Ville rose pour dresser le bilan de cette aventure. Et il dresse un constat "nécessairement positif".

"Nous avons porté un sujet qui n'était pas présent dans la tête de tous. Il y avait ici beaucoup de ressources et d'initiatives, qui étaient déployées dans l'informatique et dans la dynamique startup, mais qui peinaient à exister pleinement ou à être parfaitement accompagnées par des dispositifs - qui par ailleurs n'étaient pas toujours les plus adaptés.

Il y avait une nécessité de construire autour de ces entrepreneurs un écosystème favorable qui leur permette d'assurer leur hypercroissance, et d'être connectés ensemble, de pouvoir d'être financés rapidement sans aller à Paris ou à l'étranger... Voilà en quoi nous avons été utiles", résume Philippe Coste.

Dix startups toulousaines ont décroché le Pass French Tech

L'une des principales mesures de ce programme national aura été de mettre en place un Pass French Tech pour identifier et soutenir les jeunes pousses toulousaines en hypercroissance. À Toulouse, dix startups ont bénéficié de ce label. La première à décrocher le sésame fut le fabricant de drones Delair-Tech... La dernière en date se nomme Naïo Technologies et conçoit des robots agricoles. "On a identifié des entrepreneurs conquérants, et grâce à des dispositifs comme le Pass French Tech, ils sont aujourd'hui accompagnés pour réussir, et connaissent une scalabilité forte (NDLR : capacité d'un produit à s'adapter à une montée en charge, à maintenir ses fonctionnalités et ses performances en cas de forte demande)", estime le directeur délégué de French Tech Toulouse.

Lire aussi : Une nouvelle levée de fonds de deux millions d'euros pour les robots de Naïo Technologies

Le "Tour de France des réseaux thématiques" repoussé de quelques mois

À l'été 2016, l'État a par ailleurs lancé des Réseaux thématiques French Tech destinés à accélérer le développement économique dans les secteurs les plus dynamiques en termes d'innovation comme les objets connectés, les fintech ou la santé. Toulouse participe à cinq de ces neuf réseaux. "Ils permettront par exemple de rendre plus efficace la prospection à l'international en identifiant de manière plus fine les salons mondiaux spécialisés sur un secteur (ex : fintech ou santé). Jusqu'à maintenant, la mission French Tech était assez généraliste, elle envoyait des délégations de startups pour le CES Las Vegas ou le MWC de Barcelone", expliquait récemment à La Tribune Philippe Coste.

Un "Tour de France des réseaux thématiques" avec des animations dans toutes les villes labellisées avait même été envisagé pour cet automne. "Il s'avère que les réseaux thématiques sont actuellement dans une phase de finalisation et il n'y a donc pas encore de dispositif prêt. Je pense que c'est seulement un report de quelques mois", note aujourd'hui le directeur délégué de French Tech Toulouse.

Autre dispositif porté par le collectif : le French Tech Ticket. Ekito et le Connected Camp accueillent dans ce cadre depuis mars 2017 quatre startups étrangères... et les entrepreneurs ont plutôt bien accroché à la Ville rose (relire notre reportage sur le sujet).

"Le collectif, ce n'est jamais simple, mais toujours fondateur"

En charge d'animer French Tech Toulouse durant ces trois dernières années, Philippe Coste n'aura pas toujours eu la tâche facile dans un écosystème qui a une histoire forte et des acteurs engagés.

"Un travail collectif n'est jamais évident, reconnaît ainsi le dirigeant. Mais il ne faut pas confondre quelques postures et les actions. Des dispositifs concrets sont en œuvre et des hommes et des femmes travaillent tous les jours ensemble pour répondre aux besoins des entrepreneurs. Que des acteurs du territoire aient besoin de s'affirmer et de défendre leur pré carré, c'est normal. Croyez bien en revanche que quand nous décidons d'envoyer ensemble des entreprises prospecter à l'étranger, tout le monde est alors autour de la table et trouve les solutions adéquates pour répondre aux objectifs communs".

"Le collectif c'est toujours compliqué, mais c'est toujours très fondateur", conclut Phlippe Coste, qui se dit prêt à poursuivre son engagement au sein de la French Tech. Un nouveau travail de préparation devrait en effet démarrer à partir de la fin de l'année. Labellisé pour trois ans en 2014, l'écosystème va oeuvrer pour une "relabellisation", avec de nouveaux objectifs.

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Commentaires
a écrit le 15/10/2017 à 7:50 :
Je résume l'article. Bla bla bla bla bla. Pas de chiffres, pas de données, pas de sources vérifiables. Que du vent que du flan mais avec de l'argent public. Combien cette farce a coûté? Combien d'emplois? Quels impôts ces sociétés paient? Quelle est la contribution au PIB. Bref quel est le retour sur "investissement"?
a écrit le 14/10/2017 à 16:15 :
Concrètement: quel est le pourcentage de startups survivant à 3 ans? 5 ans? devenant pérennes? Quel est le CA réalisé par ces merveilleuses jeunes pousses en dehors des subventions? Un peu nord coréen le bilan "nécessairement positif".

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