JVF Agency, créateurs de startups sur demande à Toulouse

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De gauche à droite : Bastien Ingweiller, Chérif Mili et Florent Guedea, lors du Toulouse Startup Partners #1 à la Cantine en juin 2017
De gauche à droite : Bastien Ingweiller, Chérif Mili et Florent Guedea, lors du Toulouse Startup Partners #1 à la Cantine en juin 2017 (Crédits : JVF Agency)
À Toulouse, l'agence JVF Agency propose une offre inédite en créant des startups sur mesure, pour répondre aux besoins des entreprises. En un an d'activité, elle s'est inscrite dans l'écosystème toulousain des startups.

Avec tous les incubateurs, pépinières, fablabs et accélérateurs de Toulouse, nul doute que les startuppers de la Ville rose sont assurés d'être hébergés et accompagnés pendant l'élaboration de leurs projets. Dans cet écosystème riche, une agence présente une offre originale : le "startup studio" JVF Agency, qui crée des jeunes pousses à la demande des grandes et moyennes entreprises.

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Entre 4 et 8 mois pour créer une startup

Après un an d'activité, JVF Agency n'en est qu'à ses débuts. Pourtant, la jeune entreprise a déjà reçu une dizaine de demandes de la part de grands groupes comme Pierre Fabre ou Thales par exemple. Lorsqu'une entreprise soumet un projet, JVF Agency vérifie sa faisabilité. Si l'initiative est réalisable, l'agence se fixe entre 4 et 8 mois pour monter la startup adéquate.

"Pierre Fabre nous a sollicités, mais en étudiant leur demande, nous nous sommes aperçus qu'il y avait déjà des startups positionnées sur le secteur d'activité recherché. Nous les avons mis en relation, mais nous n'avons rien créé", explique Bastien Ingweiller, CEO de JVF Agency

À ce jour, JVF Agency n'a retenu que deux demandes. L'une d'entre elles consiste à créer une startup spécialisée dans la vidéoconférence nomade pour le groupe GA smart building. C'est le premier projet de l'agence, la startup devrait voir le jour début septembre.

Étant donné que n'importe quelle structure, tout secteurs confondus, peut proposer une idée à JVF Agency, cette dernière doit faire appel à des professionnels experts dans différents secteurs. "La pertinence de leur expertise nous aide à y voir plus clair dans des domaines de compétences spécifiques que nous ne maîtrisons pas. Cet apport de connaissances permet de savoir si un projet mérite d'être réalisé ou non", explique Bastien Ingweiller. Il ajoute :

"Notre travail s'arrête quand la société est créée. Nous accompagnons les idées et non pas les entreprises. Nous ne les accélérons pas non plus. Nous nous considérons comme des fournisseurs de startups de qualité et rien de plus."

Contrairement aux structures qui prennent des parts de capital dans les startups, cette agence toulousaine est rémunérée par les grands groupes demandeurs de projets innovants. Afin de gagner leur confiance JVF Agency mise sur la transparence et organise tous les trimestres un "town hall meeting", sorte de réunion d'information (copiée sur le modèle américain), durant laquelle sont annoncés les nouveaux clients de la société, les évolutions, le chiffre d'affaires, les partenaires etc.

L'agence envisage une levée de fonds

JVF Agency est avant tout l'histoire de trois jeunes entrepreneurs : Bastien Ingweiller, Florent Guedea et Chérif Mili. Les associés se sont rencontrés à la Cantine, pendant des séances de coworking. Un an et demi plus tard, leurs bureaux sont désormais installés au premier étage des locaux de la Cantine, rue d'Aubuisson. Ils ont rapidement été rejoints par trois salariés et travaillent pour l'instant avec trois stagiaires.

À l'avenir, les dirigeants de JVF Agency souhaitent continuer de déployer leur activité dans les grandes villes de France, au-delà de Toulouse et Paris dans lesquelles ils sont déjà présents. Les associés prévoient également une levée de fonds d'ici la fin de l'année, mais n'ont pas encore fixé d'objectif. "En général les agences ne font pas de levée de fonds, mais nous voulons sortir du cadre et continuer d'être là où l'on ne nous attend pas", admet Bastien Ingweiller. Le premier chiffre d'affaires s'élève à 60 000 € et les cofondateurs espèrent atteindre 250 000 € (hors levée de fonds) pour le prochain exercice, notamment grâce aux services de conseil et d'accompagnement qu'ils proposent en parallèle du "startup studio".

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