En deux ans, 15 startups du Bizlab ont entamé une collaboration avec Airbus

 |   |  630  mots
En deux ans, les trois sites ont accueilli 30 startups et 35 projets internes.
En deux ans, les trois sites ont accueilli 30 startups et 35 projets internes. (Crédits : Rémi Benoit)
Après le lancement du premier Bizlab à côté de Toulouse en mars 2015, l’accélérateur d’Airbus s’est dupliqué la même année à Hambourg et Bangalore. La moitié des startups hébergées ont depuis noué un partenariat commercial avec Airbus. L'avionneur n’envisage pas en revanche de prise au capital.

Pour la première fois, le Bizlab a réuni ce mercredi 10 mai sur son site de Colomiers (à quelques pas du Delivery Center d'Airbus) les porteurs de projets hébergés sur les trois sites de l'accélérateur privé : Colomiers, créé en mars 2015, Hambourg en Allemagne, lancé en septembre 2015, et Bangalore en Inde, inauguré en novembre 2015. Le Bizlab est décrit par le constructeur aéronautique comme un "accélérateur mondial de business pour l'industrie aéronautique et spatiale". Il accueille à la fois des startups et des projets internes proposés par des collaborateurs d'Airbus.

30 startups et 35 projets internes

En deux ans, les trois sites ont accueilli 30 startups et 35 projets internes, chaque accélérateur n'accueillant que 5 à 10 startups à la fois. "15 startups ont noué une collaboration avec Airbus pour réaliser des prototypes et des preuves de concept pour nos services", se félicite Bruno Gutierres, responsable d'Airbus Bizlab.

Parmi ces expérimentations figure la startup toulousaine Lexigone, qui a mis au point un outil de gestion des contrats de manière numérique. Une première expérimentation sur la signature digitale a été testée avec succès chez le constructeur. Mais l'outil offre des fonctionnalités plus avancées qui pourraient également à terme être testées.

"Les contrats stockés de manière numérique forment une base de données facilement consultable. Par exemple, si vous avez un contrat avec un prestataire de services pour un montant global de 2 millions d'euros, le solde s'actualise à chaque nouvelle commande et vous avez une alerte quand le plafond du contrat est atteint", explique Étienne Tronc, cofondateur de Lexigone.

À Hambourg, la startup Jetlite a mis au point un système d'éclairage basé sur un algorithme pour réduire les effets du décalage horaire.

Le Bizlab met également en avant les levées de fonds réalisées par certaines startups comme Uwinloc, inventeur d'une étiquette géolocalisable, qui a recueilli 2,3 millions d'euros ou 3D Trust, spécialisée dans la sécurisation des données relatives aux impressions 3D, qui a levé 1 million d'euros l'an dernier. En revanche, Airbus Ventures n'a pas réalisé de prise de capital dans ces startups.

Lire aussi : Startups : quel bilan pour les Bizlabs d'Airbus ?

En parallèle, depuis deux ans, 35 projets internes ont été accompagnés par les Bizlabs, dont 15 font l'objet d'une expérimentation au sein d'Airbus. Parmi ces projets figurent iflyA380.com, un site internet pour réserver des billets d'avions uniquement sur des A380. Par ailleurs, Airbus a annoncé en juillet 2016 la création de la filiale Navblue, dédiée aux opérations de vol et à la gestion du trafic aérien. Elle est née du rachat de la société canadienne Navtech mais aussi d'une solution créée au Bizlab. Avec Navblue, Airbus espère être outillée face à Jeppesen, la filiale de Boeing qui est déjà positionnée depuis plusieurs années sur le même créneau.

Plus de sélection pour les collaborations avec les projets internes

L'accélérateur prévoit de resserrer la sélection des projets internes qui pourront entamer un partenariat commercial avec Airbus. "Au début, 70 % des projets internes accompagnés par le Bizlab étaient développés dans les services d'Airbus, avec donc seulement un taux de rejet de 30 %. Nous sommes désormais passés à 50 % de réussite", explique Bruno Gutierres.

Par ailleurs, un nouveau chef de projet a été nommé sur le site de Bangalore, alors qu'aucune startup indienne accompagnée par le Bizlab n'a pour le moment réalisé de levée de fonds. En novembre dernier, Bruno Gutierres avançait : "Nous y avons eu quelques difficultés à démarrer. C'est une évidence de dire que la culture en Inde est différente."

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :