La monnaie numérique tarnaise Coopek arrête ses activités

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La monnaie Coopek avait été lancée à l'automne dernier.
La monnaie Coopek avait été lancée à l'automne dernier. (Crédits : coopek)
La coopérative tarnaise Coopek vient d'annoncer la fin de la monnaie numérique Coopek, faute de fonds suffisants pour soutenir le démarrage de l'activité.

Fin de partie pour Coopek. La monnaie complémentaire numérique a annoncé le 20 avril sur son site internet que ses services sont suspendus. Lancée officiellement fin octobre et valable sur tout le territoire national, la monnaie Coopek (pour coopérative, écologique, équitable) avait la particularité d'être non spéculative (sans commission, ni intérêt) afin que "la monnaie redevienne un moyen de financer l'économie réelle, générer du PIB et de l'emploi en local et éviter la délocalisation des entreprises".

Les créateurs de la monnaie voulaient également permettre aux entreprises adhérentes de réaliser entre elles des crédits à taux zéro. La coopérative tarnaise comptait fin octobre 120 adhérents (particuliers et partenaires) et tablait sur 50 000 utilisateurs particuliers et 15 000 entreprises d'ici 2020.

Manque de fonds pour lancer l'activité

"Nous avons réuni en quelques mois 400 adhérents (particuliers et entreprises) et 50 000 Coopek ont été mis en circulation, c'était pratiquement nos objectifs pour l'été 2017. La monnaie a très bien marché, les taux de rotation de la monnaie étaient supérieurs à nos attentes mais nous n'avons pas réussi à réunir suffisamment de fonds pour assurer le montage financier de démarrage de l'activité", explique Gérard Poujade, cofondateur de la monnaie et maire du Séquestre (Tarn).

En France, une quarantaine de monnaies complémentaires ont été lancées au cours des dernières années, souvent sous forme associative. À Toulouse par exemple, le Sol Violette compte après 5 ans d'activité 2 500 adhérents au sein de la métropole toulousaine. Ces derniers peuvent utiliser les billets Sol auprès d'un réseau de 220 prestataires comme les Biocoops, des artisans et deux théâtres.

Lire aussi : Coopek, Sol Violette : le pari des monnaies complémentaires en Occitanie

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Commentaires
a écrit le 29/05/2017 à 22:22 :
Aucune nouvelle de mes derniers versements en coopeck, impossible de joindre l'entreprise du Tarn!
Cela ne sent pas bon, c'était une bonne idée, mais pour qui?

YéYé
a écrit le 26/04/2017 à 16:25 :
Les Cathares n'ont pas survécu non plus. Décidément, cette région est damnée :-)

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