Au Cnes de Toulouse, Ségolène Royal annonce 75 M€ pour le satellite MicroCarb

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Ségolène Royal a annoncé au Cnes de Toulouse une enveloppe de 75 M€ pour MicroCarb
Ségolène Royal a annoncé au Cnes de Toulouse une enveloppe de 75 M€ pour MicroCarb (Crédits : @CNES/Grimault2017)
En visite à Toulouse vendredi 10 mars, la ministre de l'Environnement Ségolène Royal a confirmé une enveloppe de 75 millions d'euros pour financer MicroCarb, le premier satellite français capable de mesurer la concentration de CO2 à l'échelle planétaire. Conçu par Airbus Defence and Space, l'instrument sera inséré sur une plateforme gérée par le Cnes.

"La France sera le premier pays européen à lancer un satellite de mesure de la concentration de CO2", s'est félicitée Ségolène Royal en déplacement sur le site du Cnes à Toulouse ce vendredi 10 mars. La ministre de l'Environnement a pu jeter un coup d'œil à la maquette de MicroCarb.

Mesurer de manière plus précise les émission de CO2

Conçu par Airbus Defence and Space, cet instrument sera capable de mesurer la teneur en CO2 à l'échelle planétaire avec une grande précision (de l'ordre d'1 ppm). L'autre objectif du projet est de cartographier les puits de carbone sur la planète (océans et forêts tropicales) et dans le même temps les tonnes de CO2 émises par les villes. Le satellite sera envoyé dans l'espace au cours de l'année 2020 via une plateforme du Cnes. Il utilisera la lumière solaire pour s'alimenter en énergie.

"Actuellement, les délais sont très longs pour obtenir des données sur les émissions de CO2. Avec MicroCarb, il sera possible d'avoir ces informations en temps réel. Cela change tout : nous pourrons voir quels sont les pays qui font des efforts en matière de réduction des émissions, vérifier ces données avec les déclarations des pays et intervenir plus rapidement", a estimé Ségolène Royal.

Autre atout de la mission selon Jean-Yves Le Gall, président du Cnes : "MicroCarb permettra de mesurer la concentration en fonction de la saisonnalité et, à terme, les variations liées au réchauffement climatique". Par ailleurs, l'autre intérêt de MicroCarb selon son chef de projet François Buisson est que "l'instrument permettra aussi d'avoir des données sur certaines zones du globe où il existe peu de relevés, comme l'Amazonie ou les régions désertiques".

Trois fois plus léger que l'instrument de la Nasa

La France n'est pas le seul pays à travailler sur une meilleure mesure du CO2. Les satellites japonais GoSat et américain OCO-2 ont ouvert la voie à la mesure des émissions de gaz carbonique. Ils ont été lancés respectivement en 2009 et en 2014. En décembre dernier, c'était au tour de la Chine de se lancer son satellite Tan Sat.

Plus compact, MicroCarb pourrait être plus performant :

"Le satellite japonais fait trois tonnes, celui des Américains pèse 600 kg, le notre seulement 200 kg. Il sera donc trois fois plus léger que celui de la Nasa en étant tout aussi performant", assure François Buisson.

Une enveloppe supplémentaire de 75 millions d'euros

Le projet MicroCarb représente un investissement de 175 millions d'euros. Le projet avait déjà reçu une première enveloppe de 25 millions d'euros dans le cadre des investissements d'avenir et à l'occasion de sa venue, la ministre de l'Environnement a confirmé que 75 millions d'euros supplémentaires seraient accordés via le troisième volet du programme investissements d'avenir. L'agence spatiale anglaise, qui est associée au projet, s'est engagée à apporter 10 millions d'euros. Jean-Yves Le Gall a confirmé que les fonds nécessaires restants viendront de la Commission européenne et du Cnes.

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a écrit le 13/03/2017 à 17:29 :
De l'argent mal dépensé et jeté en l'air , ce qui n'amènera aucun gains au contrôle des émissions de co2 et du méthane et d'autres produits chimiques dangereux pour la couche d'ozone . Vaudrait mieux mettre l'accent sur les mesures réelles des émissions, je sais que c'est un sujet évoqué régulièrement pendant les campagnes électorales mais c'est tout .
Réponse de le 15/03/2017 à 14:52 :
sauf si la précision est suffisante pour mesurer les variations de CO2 de la presence humaine car dans ce cas cela devient un moyen d'espionnage (concentration de troupe, de chars, usine secrète etc...) voir meme de détection de présence de sm dans l'ocean.

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