À Toulouse, des chercheurs européens testent un drone avec des bras articulés

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Le robot aérien dans les locaux du Laas-CNRS à Touloue
Le robot aérien dans les locaux du Laas-CNRS à Touloue (Crédits : Rémi Benoit)
Un robot aérien, doté de deux bras multi-articulés autonomes, a été testé ce lundi 6 février pour la première fois à Toulouse. Issu d'un projet européen coordonné par l'université de Séville (Espagne), le but de ce robot est de pouvoir réaliser des tâches d'inspection et d'entretien industriels sans intervention de l'homme.

Un pas important sera franchi le 10 février prochain pour le projet européen Aeroarms (projet subventionné par l'UE et dédié à la robotique) : la Commission européenne procèdera au test du premier robot aérien au monde doté de bras articulés fonctionnant de manière autonome. Quatre experts de la Commission européenne vérifieront que le drone et ses bras fonctionnent correctement. Mais en guise de répétition, un premier test a eu lieu ce lundi 6 février devant la presse, au Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes (Laas-CNRS) de Toulouse.

Un robot pour remplacer les hommes ?

Selon les porteurs du projet, la grande nouveauté technologique tient au développement des premiers drones au monde possédant plusieurs bras articulés, ce qui leur permet de réaliser des tâches d'inspection et d'entretien industriels dans le secteur énergétique. Ces tâches nécessitent normalement d'effectuer des opérations en hauteur par le personnel qui y accède via des échafaudages, des grues ou suspendu à des câbles. Ces nouveau robots permettraient donc d'éviter aux salariés de faire eux-mêmes des opérations dangereuses, par exemple dans une centrale nucléaire.

Ci-dessous, une vidéo du test réalisé où l'on voit le robot déployer deux de ses "bras" pour porter un poids :

Les robots aériens que développe Aeroarms peuvent voler selon un plan de vol donné et sont capables d'effectuer des manipulations qui requièrent un contact physique, comme la détection de fissures via des capteurs ultrasoniques ou l'installation de capteurs qui permettraient de mesurer la corrosion ou de détecter les fuites dans des endroits difficiles d'accès. Ils sont également capables de déployer des robots sur roues, par exemple dans des tuyaux à des dizaines de mètres de hauteur, afin d'y réaliser des opérations d'inspection et d'entretien. Ces robots roulants seraient récupérés postérieurement par le robot aérien lui-même sans que les techniciens humains n'aient à y accéder.

Cinq pays ont participé au projet Aeroarms : la France, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie et l'Espagne. Il représente un budget de 5,7 millions d'euros (issus du fonds Horizon 2020 de l'UE pour la recherche et l'innovation) et prendra fin en 2019.

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Commentaires
a écrit le 08/02/2017 à 9:54 :
Bon début.
Depuis que les drones professionnels ont été inventés, je cherche désespérément un drone avec des bras articulés et sécateurs intégrés qui pourraient ramener les nids de chenilles et de frelons asiatiques. Il est à parier que des milliers d'entreprises d'entretien d'espaces verts seraient intéressées et des dizaines de milliers aux USA. Merci aux inventeurs du concours LÉPINE et d'ailleurs. La France est un pays très dynamique au niveau de l'inventivité et même si nous pédalons pour la commercialisation, ce genre d'outil est nécessaire.

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