Open data : plusieurs territoires d'Occitanie vont ouvrir leurs données locales

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L'expérimentation vise à préparer la généralisation de l'ouverture des données publiques locales à toutes les collectivités locales de plus de 3 500 habitants
L'expérimentation vise à préparer la généralisation de l'ouverture des données publiques locales à toutes les collectivités locales de plus de 3 500 habitants (Crédits : cc)
À partir de janvier 2017, la Région, la Préfecture de région, Toulouse Métropole, et le syndicat mixte numérique Smica, vont se rassembler pour permettre l'ouverture des données publiques locales dans les communes de plus de 3 500 habitants. Une expérimentation qui rentre dans le cadre de la Loi pour une République Numérique portée par Axelle Lemaire.

En tant que présidente du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO), la France a accueilli du 7 au 9 décembre dernier, à Paris, la 4e édition du sommet de ce mouvement. Ce dernier, créé en 2011, a pour objectif de faire progresser la transparence, la participation citoyenne et la modernisation de l'action publique dans ses 70 pays membres.

À l'occasion de ce rassemblement, Axelle Lemaire, secrétaire d'État chargée du Numérique et de l'Innovation et Estelle Grelier, secrétaire d'État chargée des Collectivités territoriales, ont annoncé le lancement d'une expérimentation pour accompagner les communes de plus de 3 500 habitants à l'ouverture des données publiques.

Le territoire d'Occitanie a été retenu pour réaliser cette expérience sur l'open data local, qui se déroulera entre janvier et décembre 2017, avec le soutien financier de l'État.

Les organismes sélectionnés pour cet accompagnement des territoires (la Préfecture de région, Toulouse Métropole, le Région et  le syndicat mixte numérique Smica pour l'Occitanie) bénéficieront du soutien de l'association Open Data France, par ailleurs présidée par le Toulousain Bertrand Serp (vice président de Toulouse Métropole en charge du Numérique). Elle apportera un appui technique, assurera la mutualisation des ressources et l'émergence d'un socle commun de données.

L'expérimentation vise à préparer la généralisation de l'ouverture des données publiques locales à toutes les collectivités locales de plus de 3 500 habitants, prévue dans le cadre de la loi pour une République numérique.

Toulouse, pionnière sur l'open data

Lors du Forum Smart City qui s'est tenu la semaine dernière à Toulouse, Bertrand Serp a rappelé que Toulouse Métropole se positionne clairement sur l'open data avec pour objectif de mettre le citoyen au cœur de la démarche politique, de mener une co-construction public-privé de la ville du futur et d'avoir une donnée publique partagée.
Présent lors de ce forum, Pierrick Thébault, lead designer chez Qwant et spécialiste du big data, a expliqué que les données personnelles et collectives recueillies dans les villes via caméras et capteurs "doivent être mises à disposition de l'intérêt collectif et, surtout, maîtrisées par tout un chacun".
La mise à disposition des données doit permettre l'émergence de nouveaux services et nouveaux emplois. Par exemple, la startup toulousaine QuiDitMiam a pour objectif de "créer une communauté de parents et d'enfants pour jouer sur la qualité de la nourriture dans les cantines", et pour cela, a besoin de données (particulièrement les menus des cantines toulousaines).

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