French Tech Toulouse : la montée en puissance (enfin) ?

 |   |  799  mots
Philippe Coste, directeur déléguée de French Tech Toulouse
Philippe Coste, directeur déléguée de French Tech Toulouse
Le 13 juin prochain (réactualisé : le 25 juillet), Emmanuel Macron devrait annoncer quelles métropoles vont être reconduites sous le label "French Tech". À Toulouse, on attend aussi le résultat des candidatures pour cinq "réseaux thématiques". 7 startups attendent par ailleurs de partir pour la French Touch Conference de New York, et 3 accélérateurs préparent l'arrivée de startuppers étrangers. Le point sur l'actu French Tech avec le directeur délégué à Toulouse, Philippe Coste.

Emmanuel Macron et Axelle Lemaire doivent faire des annonces concernant la French Tech. Attendez-vous la reconduction du label ?

Ce que je peux dire, c'est que je ne suis pas inquiet sur le fait qu'on puisse être dé-labellisés. Je pense qu'il ne faut jamais s'arrêter en route, et le stress de la labellisation ne doit pas juguler notre ambition. En revanche, des annonces seront faites ce jour-là sur les Réseaux Thématiques French Tech, qui représentent un dossier important pour nous.

Comment Toulouse se positionne-t-elle sur l'appel à projets Réseaux Thématiques ?

C'est un sujet qui nous a beaucoup mobilisés ces derniers mois car nous avons répondu à l'appel à projets de la mission French Tech au niveau national. Il s'agit de construire des réseaux thématiques en France, à l'initiative d'entrepreneurs qui veulent se connecter entre eux pour mener des actions communes dans leur spécialité, et avec la capacité d'avoir de l'impact à l'international. L'opportunité de ces réseaux est également de raccrocher à la dynamique French Tech des entreprises qui ne sont pas dans des métropoles. Ainsi, dans les mois à venir, il y aura en France un réseau d'entrepreneurs IoT, un réseau d'entrepreneurs e-santé, etc. Ils pourront se structurer pour aller sur des salons, des conventions, et être visibles. Sur l'agglomération toulousaine, cinq groupements sont intéressés et souhaitent s'engager. Les dossiers sont en cours d'instruction à Paris et nous attendons les annonces du 13 juin pour savoir si ces groupements sont retenus.

Quels sont les 5 groupements d'entreprises toulousaines qui candidatent au Réseaux Thématiques ?

Le premier groupement sur la thématique de l'IoT est porté par l'IoT Valley et sa tête de pont, Sigfox.

Le deuxième groupement porte sur l'industrie culturelle et créative : c'est un sujet que l'on retrouve dans beaucoup de métropoles, il y a là une vraie compétence française de haut niveau. C'est un secteur qui renaît à l'aune du modèle startup et qui est poussé par le numérique. On trouve dans ce groupement TAT Productions, Audiogaming, et Xfield Paintball PCB par exemple.

Le troisième groupement est axé e-santé. Strasbourg est déjà très positionnée là-dessus mais il y a beaucoup d'acteurs de ce secteur ici également. D'ailleurs, French Tech souhaite accompagner les entreprises au delà du numérique pour le numérique. Ce qui compte, c'est la dynamique startup qui se définit par la rapidité d'exécution, l'innovation, et la volonté de conquête globale. On trouve ainsi dans ce groupement des startups comme Genoskin, MHComm, Soventy, ou Pixience.

Le quatrième groupement proposé s'appelle "From autonomous sensing to autonomous systems" et concerne l'exploitation de la donnée. Il est notamment porté par Delair-Tech, Naïo Technologies, Pole Star, et Terranis.

Enfin, notre cinquième groupement est axé "retail" et est porté par Ubleam, Lyra Network, Fittingbox, Citymeo, ou encore Mobirider, entre autres.

La French Touch conférence se tient à New York les 22 et 23 juin, qu'en attendez-vous ?

C'est un rendez-vous important auquel sept startups toulousaines vont participer. Il s'agit de Syntony, Efficiencia, Ubleam, Pole Star, Delair-Tech, Eurecia, et Connit. C'est l'opportunité pour elles de faire un networking très efficace. Nous leur organisons également des rendez-vous BtoB. Nous sommes aidés sur place par des partenaires comme Capgemini ou Air France, qui ont déjà un réseau et/ou des locaux à New York. L'écosystème de cette ville est très riche, et va au-delà de la "tech", contrairement à San Francisco. Les possibilités de contacts sont nombreuses et intéressantes. J'y suis allé l'année dernière et ce salon est un véritable coup de projecteur sur le savoir-faire des startups françaises et l'ambiance y est géniale !

Paris a expérimenté avec succès les French Tech Ticket, qui consiste à accueillir des startuppers étrangers dans des accélérateurs français. Toulouse va-t-elle s'y mettre ?

Nous travaillons dessus depuis plusieurs mois déjà. À Paris, le dispositif a permis d'accueillir 50 startups étrangères dans des accélérateurs et incubateurs. C'est un succès car c'est complexe sur le plan administratif de faire venir des porteurs de projets dans de bonnes conditions. De notre côté, nous lancerons en septembre un appel à candidatures pour héberger des startups dans nos incubateurs dès janvier 2017. Trois structures se montrent intéressées : Ekito, Airbus Biz Lab et Le Connected Camp.

À quand un vrai site internet pour French Tech Toulouse ?

Le nouveau site sera mis en ligne dans les premiers jours du mois de juin ! (article actualisé : il a été mis en ligne fin juin, NDLR) Il sera complet, avec des vidéos, témoignages d'entrepreneurs, cartographie des entreprises. On a mis le temps, mais on a fait ça bien !

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :