Des élus toulousains demandent au gouvernement de soutenir davantage l'aéronautique

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Les élus de Toulouse Ensemble déposeront un vœu lors du Conseil municipal du vendredi 10 mars
Les élus de Toulouse Ensemble déposeront un vœu lors du Conseil municipal du vendredi 10 mars (Crédits : Rémi Benoit)
Vendredi 10 mars, lors du premier conseil municipal de 2017, le groupe Toulouse Ensemble (majoritaire à la Ville de Toulouse) va proposer un vœu demandant au gouvernement de maintenir l'effort budgétaire en faveur de la filière aéronautique française. Le Ceser et le Gifas ont déjà dénoncé la baisse prévue des aides en 2017.

Les élus du groupe Toulouse Ensemble, à Toulouse, emboitent le pas au président du Ceser Jean-Louis Chauzy. En février, ce dernier a envoyé une lettre au président de la République François Hollande dans laquelle il s'inquiète de la baisse des subventions publiques accordées à la recherche aéronautique. Courant janvier, déjà, le Gifas, syndicat patronal de l'aéronautique, avait alerté sur cette problématique.

"En 2010, le budget recherche aéronautique de la DGAC s'élevait à 150 millions d'euros. Aujourd'hui, seuls 50 millions d'euros sont prévus dans la loi de finances pour 2017, avec la disparition du chapitre aéronautique dans le 3e volet du projet d'investissement d'avenir", écrivent les élus toulousains.

"Les efforts des collectivités locales, auxquels s'ajoutent les dizaines de millions d'euros des industriels qui sont impliqués dans l'IRT Saint-Exupéry, dont les locaux sont en construction à Toulouse Aeropace, verraient leurs effets atténués si l'État ne maintenait pas son effort dans l'innovation."

Si les élus sont aussi inquiets, c'est notamment que 60 000 emplois dépendent de la filière aéronautique dans la région. Toulouse accueille notamment les sièges d'Airbus et d'ATR, mais aussi plus de 300 entreprises de la supply chain et des laboratoires comme l'Onera et l'IRT Saint-Exupéry.

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Commentaires
a écrit le 16/03/2017 à 14:20 :
Attention au piège des subventions...

En effet subventionner encore l'aéronautique peut se révéler un piège si, comme beaucoup d'experts le prévoient, on va assister dans les 10 x années qui viennnent à une diminution des volumes de commande d'aéronefs, d'une part, et d'autre part notre région est dangereusement trop monopolisée sur ce secteur aéronautique...

Vouloir encore verser des subventions dans un seau qui se perce, est une stratégie à très court terme et aveugle de nos politiques et soit disant "experts".


Je suggère si subventions il doit y a voir, que Toulouse développe son secteur de la "Nouvelle mobilité ou des nouveaux Transports. Car que voit-on?

- 1: Hyperloop Technologies" s'installe à Toulouse pour développer et tester son futur train sous vide à ultra haute vitesse

- 2: Siemens Transportation worldwide, installe son siège social et de recherche et développement à Toulouse.

- 3: Toulouse s'équipe avec des téléphériques intelligents.

Par conséquent, il va s'en dire que si Toulouse veut profiter à fond de nouvelles subventions, il est primordial que celles-ci aident à développer l'avenir industriel et scientifique de Toulouse dans les nouveaux modes de Transports. Il sont:

- Le train a ultra haute vitesse. En effet sa technologie est identique à celle des aéronefs à savoir, sa construction avec des matériaux résistants et résistants au vide comme un aéronef en altitude où règne le vide ou quasi vide.... Donc la même technologie qu'un aéeronef sans ses ailes...

- Les téléphériques: Utilisent aussi des matériaux légers (Alu, titane etc...) comme les aéronefs et devront être équipés de multiples capteurs connectés etc...

- Le métro Toulousain également utilise des matériaux légers et nombre de capteurs connectés et sophistiqués.

- Les véhicules autonomes et les drônes de transport: Egalement tous ces nouveaux modes de transport utilisent des matériaux légers et une multitude de capteurs...etc..

Or il se trouve qu'à Toulouse , nous avons des resources humaines et scientifiques dans ces domaines déjà présentes et les plus importantes en Europe !

Alors qu'attendons- nous pour que: Le futur train Hyperloop ne soit pas construit ailleurs en Europe, que le téléphériques et métros du futur intelligents soient également construits à Toulouse? Que les nouveaux modes de transports comme les véhicules (Véhicules légers et poids- lourds), drônes etc.. soient construits à Toulouse, et non ailleurs en Europe ou dans le Monde...

C'est dans ces secteurs en pleine révolution qu'il faut investir et non plus dans l'aéronautique, afin d'éviter une catastrophe majeure avec le ralentissement (par ailleurs déjà commencé...) et prévu pour les années à venir...

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