250 entreprises de Toulouse impliquées dans la lutte contre l'exclusion

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Laurent Blondon, président de Face Grand Toulouse et codirigeant d'Ekito
Laurent Blondon, président de Face Grand Toulouse et codirigeant d'Ekito (Crédits : Rémi Benoit)
La Fondation agir contre l'exclusion (Face) célèbre en 2017 ses 15 ans d'implantation à Toulouse. Actuellement, 250 sociétés de l'agglomération sont engagées dans ce club d'entreprises. Interview de Laurent Blondon, directeur général de l'accélérateur Ekito et président de Face Grand Toulouse.

Quel est le rôle de la fondation Face à Toulouse?

La Fondation agir contre l'exclusion (Face) a été initiée en France il y a une vingtaine d'années par Martine Aubry en partenariat avec 13 dirigeants de grandes entreprises, avec pour vocation de lutter contre les exclusions. L'originalité de cette fondation est qu'il s'agit en réalité d'un club d'entreprises. À Toulouse, le club Face fête cette année ses 15 ans d'existence et compte aujourd'hui 250 entreprises adhérentes. Il y a de grands groupes comme Enedis, GRDF, Engie, Suez, La Poste mais aussi des PME et ETI comme Berger-Levrault. Nous avons également des entreprises unipersonnelles. Ce sont souvent des personnes qui ont été aidées via Face pour créer leur entreprise et qui veulent rendre service à leur tour.

Pouvez-vous nous donner quelques exemples d'initiatives menées par Face ?

Le spectre est assez large puisque nous avons vocation à lutter contre toute forme d'exclusion au niveau de l'emploi, de l'éducation.... Nous allons par exemple présenter des filières et des métiers dans les écoles des quartiers prioritaires de la ville à Toulouse. Nous avons accompagné 1 600 élèves par ce biais. Nous avons également suivi 250 personnes dans le cadre du volet emploi de Face. Par exemple, nous essayons de faciliter la réintégration des seniors dans les entreprises en relayant des offres d'emploi via le club, et en les aidant dans leur recherche d'emploi. Nous aidons aussi les personnes en situation de handicap à se former vers les métiers du numérique. Plus récemment, depuis trois ans, nous menons des actions pour faciliter l'insertion professionnelle des migrants.

Enfin, 7 200 personnes ont été conseillées dans le cadre du dispositif "Face à la vie quotidienne". L'une de nos actions, portée par GRDF, est de lutter contre la précarité énergétique. Nous nous rendons au domicile des personnes pour détecter d'éventuelles fuites de gaz, leur donner des conseils pour réaliser des économies d'énergie.

Pour les plus petites sociétés, cette démarche collective facilite-t-elle la mise en place d'une politique RSE (responsabilité sociétale des entreprises) ?

Oui, la fondation compte aujourd'hui 15 permanents qui se chargent d'organiser les actions. Par exemple, si un chef d'entreprise peut donner une heure de son temps pour présenter son métier dans un quartier prioritaire de la ville, il a juste besoin de se présenter à l'heure convenue à l'établissement pour réaliser son intervention, le club s'est occupé de caler le rendez-vous en amont. Cela facilite la mise en place d'une démarche RSE au sein des PME. Par ailleurs, l'une des missions de Face est également de conseiller en interne les entreprises qui veulent s'engager dans ce type d'action.

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Commentaires
a écrit le 25/04/2017 à 21:24 :
Bravo,
Je n’étais pas au courant.
Mais c'est bien. En ce qui me concerne je suis RQHT et licencier pour inaptitude suite a un grave accident de travail.
Mais je veux remettre le pieds a l’étrier et retrouver un autre job même si je dois passer par une formation continue.
Mais j'aurai besoin d'aide.

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