C’est officiel : à Jolimont, l’ex-CEAT racheté par Toulouse Métropole

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L'Etat cède le site de l'ex-CEAT pour 15 millions d'euros avec une importante décote.
L'Etat cède le site de l'ex-CEAT pour 15 millions d'euros avec une importante décote.
Le protocole de cession de l’ex-CEAT (à Jolimont) a été signé jeudi 16 février à l’occasion de la venue de Thierry Repentin, délégué interministériel à la mixité sociale dans l'habitat, à Toulouse. La cession porte sur 13,2 hectares dont 3,8 hectares seront dédiés aux équipements publics et sportifs pour un montant de 15 millions d’euros.

C'est une transaction qui entre dans la vague de cessions de fonciers publics avec décote, rendues possibles dans le cadre de la loi Duflot. À Toulouse, la cession d'un montant de 15 millions d'euros conclue pour le site Guillaumet a généré une décote de 12 millions d'euros pour la collectivité.

"En 2016, sur l'ensemble du territoire, 105 cessions ont permis de construire 1 200 logements supplémentaires dont 55 % de logements sociaux et 45 % de logements privés", a indiqué Thierry Repentin, délégué interministériel à la mixité sociale dans l'habitat lors de son déplacement.

1 150 logements seront construits à Guillaumet sur l'ancien site du CEAT dont 45 % de logements sociaux. La résidence étudiante déjà existante a également été rachetée par Toulouse Métropole pour 3 millions d'euros supplémentaires. Elle sera rénovée et conservée.

Les premiers habitants attendus en 2020

Un aménageur unique est en cours de sélection par Toulouse Métropole pour construire ce nouveau quartier au cœur de la ville. Un appel d'offres est en cours depuis décembre dernier et les équipes rendront leur copie en mars prochain.

Le calendrier annoncé prévoit ensuite un démarrage des travaux en 2018 avec une importante phase de démolitions (40 bâtiments seraient à détruire), puis la construction d'environ 170 logements par an entre 2018 et 2022. Les premiers habitants devraient aménager en 2020.

La concertation en cours depuis plusieurs mois avec les associations de riverains n'a pas suscité d'opposition majeure.

Par ailleurs, le bâtiment Art Déco Lemaresquier qui abritait précédemment les locaux de l'Ensica reste pour l'heure propriété de l'État. Ce dernier va lancer un appel d'offres pour transformer ce bâtiment. "Un ensemble immobilier de 30 000 m2 pourrait voir le jour dont 19 000 m2 sont déjà construits, dans le respect de la nature du bâtiment," ont indiqué les représentants de l'État.

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