En Haute-Garonne, le budget moyen d'achat d'une maison est de 200 000 €

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Primoaccédants et ménages modestes de l'ex région Midi-Pyrénées ont fait leur retour sur le marché de la maison individuelle, grâce à des taux bas et des prix stables. État des lieux de l'année 2016.

Le syndicat national des aménageurs lotisseurs (Snal) a dévoilé ce 6 mars les chiffres de l'aménagement foncier en Midi-Pyrénées en 2016.

Le contexte financier favorable qui conjugue des taux d'emprunt très bas et un prêt à taux zéro bonifié, a contribué à relancer le marché de la maison individuelle l'année dernière.

"Après une année 2015 en baisse nous avons retrouvé des niveaux identiques à ceux de 2014, avec 3 321 mises en chantier de constructions individuelles en diffus enregistrées en Midi-Pyrénées, soit les 2/3 du marché", mesure François Rieussec, le président du Snal Midi-Pyrénées.

Il faut dire que la maison individuelle reste le souhait privilégié des habitants de la région. Dans les communes de la première couronne de Toulouse, 70 % des projets concernent le BIMBY (build in my back yard) c'est-à-dire des projets de construction sur des parcelles existantes, souvent adossées à une première maison. "Mais le foncier est tellement rare à proximité de Toulouse que cela n'a concerné que 130 projets l'année dernière," tempère l'aménageur. Lorsque l'on s'éloigne en 4e et 5e couronnes, la part des constructions en diffus par division foncière représente 60 à 70 % du marché.

Enfin, dans certaines communes, des opérations mixtes avec des logements collectifs et des maisons groupées voient le jour, portées par des élus. Elles se caractérisent par une densité plus élevée : 25 logements par hectare contre 6 en diffus pur.

Autour de Toulouse, une enveloppe moyenne de 200 000€

En Haute-Garonne, les ventes nettes de logements individuels ont progressé de 23 % en 2016 avec 1 048 transactions. La conjoncture de taux d'emprunt bas et de la mise en œuvre du prêt à taux zéro bonifié a permis le retour de primoaccédants et de ménages moins favorisés sur ce marché, en particulier dans les première et deuxième couronnes.

"Mais il faut apporter un bémol à cette bonne nouvelle, malgré des conditions d'emprunt favorables le pourcentage de désistement ne baisse pas. Il atteint 20 %, le plus souvent pour des refus de crédits," déplore François Rieussec.

Qui achète finalement sur notre territoire ? 75 % du marché concernent des achats de terrain et maison pour des T4, en 4e couronne à 175 000 €.  Un budget qui correspond à des ménages ayant des revenus de 2 500 €/mois. Pour acquérir la même chose en 2e couronne, il faut avoir un revenu moyen de 3 600 €/mois.

"Cette année l'enveloppe moyenne de l'accédant a cependant légèrement augmenté pour atteindre 200 000 €. Il y  a deux ans, il plafonnait plutôt à 180 000 €," observe François Rieussec.

Les surfaces et les prix des parcelles ont quant à elles peu évolué ces dernières années. La parcelle moyenne mesure désormais  620 m2  pour un prix de vente de 97 513 €, soit une hausse de 1 % en un an.

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Commentaires
a écrit le 07/03/2017 à 10:01 :
Rajoutez 70-80k€ de plus pour une parcelle de 200-300m² et vous aurez les bons chiffres ....

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