Urbanisme : l'opposition dénonce le manque de mixité sociale, la Mairie répond

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Le programme Carré d'Art allées Charles de Fitte prévoit 45 % de logements sociaux
Le programme "Carré d'Art" allées Charles de Fitte prévoit 45 % de logements sociaux (Crédits : LD3D)
"Moins de logements sociaux et des opérations qui font la part belle à l'argent." À Toulouse, les élus de gauche accusent la municipalité de Jean-Luc Moudenc de mener une politique urbaine qui profite aux investisseurs privés, au mépris des candidats au logement social. L'adjoint en charge du Logement dément.

Toulouse Métropole a présenté il y a quelques semaines le nouveau projet d'aménagement de Guillaumet (ex-CEAT) qui prévoit la construction de 1 150 logements dont 45 % de logements sociaux et 55 % de logements libres (contre 70 % de logements sociaux dans le projet initial). Un programme immobilier de standing à la place du restaurant "Chez Carmen" a également été annoncé récemment. Des choix qui passent mal du côté de l'opposition municipale et métropolitaine :

"Tout ceci est révélateur de la politique de la ville : on ne pense qu'aux propriétaires et aux investisseurs alors que, je le rappelle, 70 % de la population est éligible à un logement social", fulmine Marine Croquette, conseillère municipale et membre du groupe des élu-es communistes.

Allées Charles de Fitte, le projet de logements "le Carré d'Art" (à la place du restaurant Chez Carmen), attribué aux promoteurs Vinci et Icade, comptera pourtant 71 logements sociaux exploités par Habitat Toulouse. "Je sais que, politiquement, la loi est respectée avec des logements sociaux sur place. Malgré cela, je regrette précisément que la Mairie ait choisi de s'associer à des opérateurs privés qui construiront eux des logements de standing à 4 900 euros / m2 à la portée de bien peu de bourses", indique Martine Croquette.

Prochain cheval de bataille des élus d'opposition, un projet à venir à la Cartoucherie. "La Mairie cède un terrain à l'école d'ingénieur privée Icam pour construire 300 logements qui échapperont au Crous", affirme l'élue communiste. Elle déplore : "Nous manquons de logements sociaux pour les étudiants et je ne vois pas pourquoi cette parcelle n'a pas été cédée au Crous."

48 logements sociaux pour les étudiants
dans les anciens bâtiments de l'Icam

Des accusations balayées d'un trait par la Mairie. Interrogé sur cette question, Franck Biasotto, adjoint en charge du Logement à la mairie de Toulouse et président d'Habitat Toulouse, indique que "l'office public de l'habitat de la ville a en réalité racheté l'ancien bâtiment de l'Icam pour un montant de 7,6 millions d'euros dans le cadre d'un bail emphytéotique et, en échange, l'école construira un deuxième bâtiment d'enseignement". Une information que confirme l'école.

"Nous réhabiliterons ce bâtiment à partir de septembre prochain pour y construire précisément 48 logements sociaux et très sociaux à destination des étudiants parmi lesquels des T8 dédiés à la colocation étudiante et c'est une première, précise le président d'habitat Toulouse. Je rappelle d'ailleurs que ce projet avait été initié par l'ancienne municipalité, que nous l'avons poursuivi et mené à bout."

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