Bordeaux, Montpellier, Toulouse : quel avenir économique pour les 3 métropoles ?

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(Crédits : Rémi Benoit | David Bécus)
Jeudi 23 mars, chefs d'entreprises, décideurs et élus se réuniront à l'université Paul-Sabatier à Toulouse pour le Sommet économique Occitanie - Nouvelle Aquitaine. Les régions issues de la réforme territoriale disposent de nombreux atouts en termes de synergie et de complémentarité et la matinée sera axé sur le thème : "Quel avenir économique pour les trois métropoles Bordeaux, Montpellier et Toulouse ?"

"Bordeaux, Montpellier, Toulouse : Quel avenir économique pour les trois métropoles ?" C'est le sujet du premier Sommet économique Occitanie - Nouvelle Aquitaine qui se tiendra le jeudi 23 mars à l'auditorium Marthe-Condat, le nouvel amphithéâtre de l'université Paul-Sabatier, à Toulouse. Pour l'occasion, chefs d'entreprise, élus et décideurs seront réunis par La Tribune lors de différentes séquences qui viendront rythmer la matinée.

Cet événement a pour ambition de dessiner les nouvelles relations entre les deux grandes régions du Sud-Ouest. Inauguré par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, ce sommet débutera par une keynote de Christian Desmoulins, président du Cercle des entreprises stratégiques d'Occitanie.

Quels futurs relais de croissance pour les deux régions ?

Lors de son exposé sur le thème "Stratégie économique : le choix des entreprises", il dévoilera les grandes lignes d'un rapport consacré aux futurs relais de croissance pour l'économie régionale. Au-delà du socle économique régional actuel (aéronautique-espace-systèmes embarqués, agriculture-alimentation et tourisme), il est nécessaire de concevoir une stratégie d'entreprises pour d'autres secteurs qui seront les futurs relais de croissance régionaux (numérique, santé et transition énergétique), explique Christian Desmoulins.

Un état des lieux de l'économie régionale nécessaire avant qu'Alain Di Crescenzo, président de la CCI Occitanie, et Marc Prikazsky, président du Club des ETI de Nouvelle Aquitaine, ne prennent la parole pour le premier temps fort de la matinée : le grand débat économique sur le thème "Occitanie - Nouvelle Aquitaine : quelles perspectives communes et quels secteurs d'avenir ?". Les deux chefs d'entreprise livreront leur vision respective des filières d'avenir et des enjeux d'une coopération entre les deux régions.

Il seront ensuite rejoints par Chantal Soulé-Dupuy, professeure des universités et directrice de l'école doctorale de Mathématiques, informatique et télécommunications de Toulouse (Mitt), Jacques Rubio, directeur général de Kaufman & Broad Grand Sud-Ouest et Benjamin Gandouet, directeur Oncopole, sciences du vivant & santé publique de Toulouse Métropole. Celui-ci vient d'ailleurs d'installer le réseau French Tech Santé pour Toulouse et le département de la Haute-Garonne. L'objectif est simple : fédérer, accélérer, animer et rayonner.

"Nous avons la chance d'avoir dans notre région Occitanie deux grandes métropoles bien positionnées sur l'innovation dans le secteur de la santé, vecteur d'une véritable diversification économique", se réjouit Benjamin Gandouet.

Startups et transports au cœur des débats

La diversification économique passe aussi par le développement d'un écosystème de jeunes entreprises innovantes qui révolutionnent les manières de produire, de consommer, de travailler. La Tribune donnera la parole à trois représentants de secteurs en croissance à Bordeaux, Toulouse et Montpellier. Alors que le numérique et la dématérialisation du travail et des relations s'accélèrent, Pierre-Olivier Bessol, vice-président de l'IoT Valley, Benoît Panel, président et cofondateur de la startup Yescapa à Bordeaux et une représentante de la French Tech santé de Montpellier répondront à la question : "Les créateurs d'entreprise innovantes en croissance ont-ils besoin d'un ancrage territorial ?".

Enfin, la matinée se terminera par une table ronde consacrée à un sujet brûlant, la question des transports. Le 14 mars sur France Inter, le PDG de la SNCF Guillaume Pépy semble avoir émis des doutes sur la réalisation du tronçon Bordeaux-Toulouse en LGV  en déclarant que le grand chantier Tours-Bordeaux était "le dernier pour le moment". Carole Delga, présidente de la région Occitanie, et Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Occitanie et d'Eurosud Transport évoqueront ce sujet sensible, son financement et son calendrier lors de cette table ronde "LGV et transports du futur : Nouvelle Aquitaine et Occitanie accélèrent le mouvement".

En matière de transports du futur, les débats évoqueront aussi la future installation d'Hyperloop à Toulouse et la naissance d'un écosystème des transports intelligents dans le Grand Sud. Omar-Pierre Soubra, directeur marketing et communication de l'entreprise américaine Trimble, spécialiste du positionnement satellite, interviendra notamment sur cette question.

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Commentaires
a écrit le 18/03/2017 à 21:13 :
L’autre atout est justement dans les Universités.
Dans le classement du Shanghai Ranking Consultancy,
l’Université de Bordeaux est dans le top 200 du classement
et dans les 300 on trouve :
Université du Capitole Toulouse 1 - Toulouse School of Economics
Université Paul-Sabatier Toulouse 3

Un peu plus loin dans le classement Université de Montpellier (301-400)


Pour le secteur de l'énergie, la dynamique est enclenchée et ces deux régions sont en tête des installations en solaire photovoltaïque.
Solaire photovoltaïque : parc installé au 31 décembre 2016 (Source Stats CGDD www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr)
1er Nouvelle Aquitaine 1 732 MWc
2e Occitanie1472 MWc
3e Provence-Alpes-Côte d’Azur 945
Par comparaison, avec l'Éolien : parc au 31 décembre 2016 (Source CGDD)
Nouvelle Aquitaine 692 Mw
Occitanie : 1 165 Mw
La premier région : Grand Est 2 836 Mw

Dans les ENR, le potentiel de développement reste extrêmement important et tout reste à faire.

Reste aussi à devenir leader dans les smart grids, les véhicules et les transports électriques.
Je crois que Saft est toujours implanté à Bordeaux et qu'une entreprise Canadienne Hydro-Québec s'installait dans la région - Alain Rousset avait parlé de la "volonté de développer une filière sur le stockage électrochimique d’énergie de rang européen"...

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