Toulouse à Table : pour se développer, l'événement cherche des partenaires

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(Crédits : DR)
L'heure du bilan est arrivée pour les organisateurs de Toulouse à Table. La deuxième édition de cet événement axé sur "le goût, le partage et la générosité" s'est déroulée du 24 au 27 septembre. L'événement enregistre un record de fréquentation, mais le coorganisateur Charles de Villepoix regrette le manque de soutien, notamment de la Mairie.

Bilan mitigé pour l'édition 2015 de Toulouse à Table. "Commençons donc par le positif", sourit le coorganisateur de l'événement Charles de Villepoix :

"Nous avons enregistré un record de fréquentation et les manifestations "off" comme la nocturne du marché Victor Hugo ont très bien marché. Ce genre d'initiative va dans le bon sens, je dis bravo. Les repas de quartier, comme dans le quartier Belfort, sont aussi des succès. Cet événement, que nous voulons identitaire, est sur les rails."

Quelques chiffres : selon les organisateurs, plus de 30 000 personnes se sont succédé au cœur du Village de Toulouse à Table (square Charles de Gaulle) tout au long du week-end. Le Banquet Citoyen aurait régalé 2 600 personnes, et la Sud-Ouest Food Trucks Parade qui se déroulait au Port Viguerie a séduit plus de 1 500 personnes.

"On ne peut pas tout faire tout seul"

Néanmoins, Charles de Villepoix estime que le résultat n'est pas à la hauteur de l'ambition de Toulouse à Table. "Devenir l'événement incontournable de Toulouse est une ambition forte. Nous sommes encore trop associés à la fête de la gastronomie nationale. C'est normal, nous manquons de professionnels de l'événementiel et de la communication pour faire passer notre message."

Selon le coorganisateur, plusieurs événements, comme un pique-nique solidaire, n'ont pas pu avoir lieu faute de temps, de moyens, mais aussi de volonté.

"Il nous faut des partenaires d'envergure. Nous n'avons pas le choix. Le bénévolat est usant et pas suffisamment efficace pour faire rayonner l'événement en dehors de Toulouse. Toulouse à Table doit susciter l'engouement, le rassemblement."

Un message adressé aux grandes entreprises de la région, mais également à la Mairie :

"Le financement accordé par la Mairie est négligeable. Et la question se pose désormais en ces termes : est-ce que la municipalité veut vraiment de cet événement ? De notre côté, nous sommes certains que c'est l'événement qu'il manque à Toulouse."

L'objectif et le calendrier de Toulouse à Table sont les suivants : installer l'événement les deux premières années, le faire rayonner au niveau national la troisième année, et, dès la quatrième année, "faire venir des gens du monde entier, miser sur l'attractivité  et vendre des 'packages' aux touristes".

Pour l'instant, Toulouse à Table se met doucement en place. "L'événement ne touche que les Toulousains. Comme la Fête des Lumières, il doit toucher un plus large public. Nous y croyons", affirme malgré tout Charles de Villepoix.

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