À Toulouse, Hyperloop TT commence enfin à s'installer sur la base de Francazal

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Image de synthèse de la zone de Francazal avec une piste d'essai de 1 km pour l'hyperloop.
Image de synthèse de la zone de Francazal avec une piste d'essai de 1 km pour l'hyperloop. (Crédits : Agence François Leclerq)
La Setfa, qui gère la reconversion industrielle de l'ancienne base militaire de Francazal, annonce à La Tribune la finalisation du bail de location pour l'installation des équipes d'Hyperloop.

Ça y est, cette fois c'est la bonne. Neuf mois après avoir annoncé l'installation d'un centre européen de R&D à Toulouse, la société californienne Hyperloop TT (HTT) a commencé il y a quelques jours à prendre ses quartiers sur l'ancienne base militaire de Francazal.

"Nous avons finalisé le bail de location. Les équipes d'Hyperloop TT s'installent sur 90 m2 de bureaux au premier étage d'un bâtiment à proximité de la tour de contrôle", annonce Jérôme Arnaud, président de la Setfa (société d'exploitation de Francazal aéroport), société qui regroupe Edeis, l'aéroport Toulouse-Blagnac et la CCI de Toulouse a obtenu en 2014 la concession pour 45 ans de la base.

Ces locaux sont provisoires, avant la construction sur place d'un bâtiment de 3 000 m2 et d'une piste à l'extérieur pour réaliser des tests de faisabilité sur l'hyperloop, ce nouveau mode de transport urbain qui doit permettre de projeter des capsules dans un tube à plus de 1 200 km/h par lévitation magnétique.

Début des travaux en février 2018

Ce jeudi soir sur France info, le cofondateur de HTT Bibop Gresta a annoncé avoir obtenu le permis de construire pour ce projet :

"On commence la construction en février. On espère pouvoir démarrer les premiers essais six mois plus tard. Il faut comprendre que 1 223 km/h est une vitesse maximale bien sûr. Cela ne veut pas dire que le système doit rouler ou avancer à cette vitesse. On prévoit une montée en puissance de cette vitesse. On va commencer à 600 km/h environ, puis on va augmenter progressivement en fonction des résultats des essais".

Contactée par la Tribune, la direction d'Hyperloop TT ne souhaite pas donner pour l'instant plus de détails sur le nombre de collaborateurs déjà recrutés et qui vont s'installer à Francazal. Dans un entretien accordé à la Tribune en mai dernier, le PDG d'Hyperloop TT Dirk Ahlborn indiquait :

"Dans un premier temps, nous allons embaucher au minimum 30 techniciens et ingénieurs qui seront salariés de HTT et nous visons, à terme, 50 emplois. En plus de ces embauches, il y aura également des "team members" qui, eux, seront rémunérés sous forme de stock options et qui pourront donner leur expertise sur des thèmes très variés en rapport avec l'aéronautique".

Lire aussi : Hyperloop à Toulouse : Dirk Ahlborn, PDG d'HTT, s'exprime pour la première fois

Pour Jérôme Arnaud, le président de la Setfa , "c'est la première pierre d'un projet plus global. Nous voulons faire de Francazal un centre régional voire national qui allie innovation et aéronautique". Actuellement, une trentaine de sociétés qui emploient 200 salariés sont venues s'implanter sur le site, notamment le constructeur mondial d'avions à hélices ATR , des entreprises innovantes dans le secteur des drones (Airborne Concept par exemple) ou la société de navettes autonomes EasyMile.

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a écrit le 21/10/2017 à 10:22 :
La vitesse oui mais pourquoi faire TGV est un moyen de transport suffisamment rapide pour relier 2 villes distance de 1000 km et suffisamment lent pour travailler bien le journal se relaxer regarder le paysage converser avec vos voisins et manger au wagon bar
Je suis plutôt favorable un concept plus de confort dans les TGV pour un service augmenter comme un vrai wagon-restaurant et pourquoi pas pour les très longues distances plus de 3000 km des wagons couchette
l'Hyperloop ne présente pas que des avantages et travaux nécessaires à l'installation des lignes son couteux
Et le nombre de passager transporté relativement réduit au stade actuel enfin le gain de temps et plutôt marginal par rapport au TGV il vaudrait mieux optimiser le TGV pour le faire rouler à 400 km heure
Pour finir si on regarde l'aventure du Concorde la vitesse n'a pas convaincu car on retrouve les mêmes contraintes en dehors du bruit et de la pollution de l'avion qui sont faible nombre de passagers appareil très gourmand en consommation et en entretien
Le sujet est intéressant et le progrès ne vaut que par l'amélioration du confort et de conditions de vie de l'être humain
Réponse de le 21/10/2017 à 20:04 :
Ça n'a rien à voir, il s'agit de voyager dans le vide, c'est à dire avec 0 frottement. Les seuls couts sont ceux de la mise sous vide et après c'est fini. C'est bcp plus écologique que le train où l'avion où n'importe quel moyen de transport.
Réponse de le 22/10/2017 à 19:31 :
Je veux dire que ce n'est pas un problème de cout uniquement mais un problème de nécessité a-t-on besoin de faire voyager les gens 2h entre Marseille et Paris avec l'Hyperloop alors que le TGV lui met 3h30
Je viens de voyager entre la Corse et Toulon en ferry jusqu'à Porto-Vecchio je vous garantis que j'ai gagner du temps car au lieu de dormir chez moi ou à l'hôtel j'ai dormi dans le bateau pour un coût très modéré 70 € la cabine plus 20 € de traversée j'aurais pu prendre l'avion mais la vitesse de celui-ci ne m'apporte rien de plus
Un autre aspect combien d'hyper loupe faut-il pour égaler un TGV en capacité enfin si l'Hyperloop ne coûte rien en fonctionnement d'après ce que vous dites combien 2000000 €pour la construction de ligne une étude a été faite et cela est éloquent

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