Un label pour promouvoir le cloud français à l'international

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Les candidats et organisateurs du Label Cloud (de gauche à droite) : Laurent Bacca (FullSave), Tony Marchand (Digital Place), Olivier Nicolas (e-Citiz à Softeam Cadextan), Alain Rabary (Val informatique), Stéphane Vinazza (Synox group), Simon Bretin (Inforsud diffusion) et Cateline Puccetti (Eurécia).
Les candidats et organisateurs du Label Cloud (de gauche à droite) : Laurent Bacca (FullSave), Tony Marchand (Digital Place), Olivier Nicolas (e-Citiz à Softeam Cadextan), Alain Rabary (Val informatique), Stéphane Vinazza (Synox group), Simon Bretin (Inforsud diffusion) et Cateline Puccetti (Eurécia). (Crédits : Rémi Benoit)
Pour se démarquer de la concurrence et mettre en avant les sociétés proposant un service de qualité, Digital Place et France iT lancent le "Label cloud". Exigeant, ce label français se base sur un référentiel de 258 critères garantissant la qualité et la sécurité des services offerts par les labellisés.

C'est dans les locaux de TLS00, le data center de Full Save à Toulouse, que le cluster midi-pyrénéen Digital Place et France iT, le réseau des clusters numériques, ont présenté un label visant à promouvoir le cloud français.

Alors que le marché du cloud (accès en ligne à des informations stockée dans des serveurs éloignés) est en explosion, et la compétition rude entre professionnels, ce "Label cloud" doit mettre en avant les entreprises proposant un service de qualité.

"C'est un référentiel de bonnes pratiques qui permet d'évaluer la maturité d'une offre cloud, présente Guillaume Fouquet, en charge du label à Digital Place. Il garantit un haut niveau de qualité et de sécurité et engage l'entreprise labellisée dans une démarche d'amélioration continue."

Faire connaître le cloud français

Après la French Tech pour mettre en avant les entreprises françaises du numérique, le "Label Cloud" pourrait permettre au cloud français de se se faire connaître à l'étranger. "Nous qui évoluons à l'international, nous pensons que le label nous permettra d'appuyer notre démarche commerciale, explique Alain Rabary, président de Val Informatique et trésorier de Digital Place. Lorsque nous avons été retenus par un grand groupe, nous avons découvert les exigences très fortes de leur démarche d'évaluation. Nous sommes arrivés avec des preuves tangibles de notre professionnalisme." Un sérieux que le label devrait encore confirmer.

Autre avantage du label, son accessibilité aux petites entreprises. "Les certifications de sécurité actuelles sont trop complexes pour les petites entreprises, indique Guillaume Fouquet. Le 'Label cloud' est adapté aux petites structures."

Pour préparer celles-ci à l'obtention du label, la Direccte finance à 75 % un programme de formation pour 20 sociétés de la région. "L'idée est de s'imprégner du référentiel du label, de réaliser un prédiagnostic de l'entreprise pour connaître son niveau et d'établir un plan d'action pour aller vers la candidature", précise Guillaume Fouquet. Après une première session de 7 premiers participants, une nouvelle vague de formation commence le 10 mars. Il reste encore des places.

258 critères

Concrètement, 258 critères, issus du NIST (National institut of standards and technology), du l'ITIL (Information technology infrastructure library) et de la certification sécurité ISO 27001, sont rassemblés en huit caractéristiques :

  • self service à la demande
  • accès aux ressources
  • allocation des ressources
  • élasticité et rapidité
  • mesure du service
  • sécurité
  • gestion de la relation client
  • processus Itil

"C'est un label exigeant, assure Alain Rabary. Ce label est une façon de répondre aux questions de nos clients sur la sécurité et la qualité du service. C'est un référentiel qui fait grandir nos entreprises."

Avec trois niveaux de certification (initial, confirmé, expert), le label vise les 50 membres fin 2015. Cinq premiers candidats espèrent la certification dès mars prochain : FullSave, Inforce diffusion, Synox, Eurecia et Val Informatique.

Auditionnés par des sociétés de la région (MV consulting, Scassi conseil et Equert international), les candidats devront débourser entre 1 500 euros et 5 000 euros en fonction de leur niveau de labellisation.

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