Plan social chez Airbus : les élus locaux soutiennent la direction du groupe

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Bernard Keller,  Alain Di Crescenzo et Carole Delga se sont exprimés sur Airbus lors de la convention Aeromart
Bernard Keller, Alain Di Crescenzo et Carole Delga se sont exprimés sur Airbus lors de la convention Aeromart (Crédits : Lydie Lecarpentier)
Réunis à l'occasion de l'immense convention d'affaires aéronautique Aeromart à Toulouse, Carole Delga, Bernard Keller et Alain Di Crescenzo ont donné leur point de vue sur Gemini, le plan de restructuration d'Airbus qui prévoit 1 164 suppressions de postes dans le monde. Pour eux, il n'y a pas lieu de dramatiser.

Pas de doute, le plan social en cours chez Airbus n'inquiète pas particulièrement les élus toulousains. Le groupe aéronautique, fleuron de l'industrie régionale et porte-drapeau de l'excellence aéronautique locale, a pourtant annoncé mardi 29 novembre la suppression de 1 164 postes (et la création de 230 postes).

"Le solde est bénéfique pour Toulouse"

Mais il n'a pas échappé à Bernard Keller, vice-président de Toulouse Métropole en charge de l'aéronautique (et ancien cadre d'Airbus) que Toulouse ne fait pas partie des sites touchés :

"Il n'y a pas lieu de dramatiser cette situation qui relève de la stratégie d'Airbus. Le mouvement imprimé par Tom Enders est marqué par la concentration sur Toulouse des activités du groupe : ça a commencé avec le transfert du siège de Montmorency. Bientôt, ce sera le cas du site de recherche de Suresnes (qui va être fermé, NDLR) et de celui d'Ottobrunn, près de Munich. Au final, le solde est largement bénéfique en faveur de Toulouse."

En effet, la restructuration d'Airbus Group consiste à faire fusionner la maison-mère et sa branche d'aviation commerciale Airbus, qui ne formeront donc plus qu'une seule entité en janvier 2017. Une fusion qui permettra notamment de finaliser le déménagement à Toulouse du siège de la société qui était précédemment basé à Paris et Munich. Le nouveau siège social a d'ailleurs été inauguré le 28 juin dernier et doit recevoir 1 500 salariés.

"Pas de licenciements secs"

Pour la présidente de la région Occitanie Carole Delga, il convient de relativiser les annonces d'Airbus. "Sur les 5 dernières années, Airbus a créé plus de 10 000 emplois en France, dont 70 % en Occitanie".

"Nous sommes bien sûr attentifs aux conditions de la réorganisation, mais Fabrice Brégier (CEO d'Airbus, NDLR) m'a assuré qu'il y aurait un accompagnement social et pas de licenciements secs. C'est un groupe mondial qui doit s'adapter au contexte et Airbus le fait avec une vraie responsabilité", poursuit la présidente de Région.

À noter qu'hier, Airbus a bien précisé que le plan de restructuration se fera sur la base du volontariat, tout en ajoutant que le groupe n'exclut pas des licenciements si ses objectifs ne sont pas atteints en 2018.

"Une grande confiance envers les dirigeants d'Airbus"

Le président de la CCI Alain Di Crescenzo s'est également montré confiant : "Airbus est exemplaire en matière d'emplois. On a vu après le plan Power 8 une redynamisation importante de l'emploi. Par ailleurs, quand on sait qu'au niveau mondial il y a 33 000 aéronefs à construire dans les 20 prochaines années, il ne peut qu'y avoir de la création d'emploi. J'ai une grande confiance dans les dirigeants d'Airbus."
Le plan de restructuration Power 8 auquel fait référence le président de la CCI avait été initié en 2007 et a engendré la suppression de 7 900 postes sur quatre ans.

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