Made in France : la startup de Montauban Cocolico en difficulté

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Muriel Thuillier va-t-elle sauver Cocolico?
Muriel Thuillier va-t-elle sauver Cocolico? (Crédits : DR)
L'entreprise Cocolico, qui confectionne des vêtements pour enfants à Montauban, tire la sonnette d'alarme. Elle croule sous les demandes mais n'a plus de trésorerie. Pour redresser la barre, sa fondatrice organise une grande vente de ses stocks de tissus et de vêtements.

Dur dur de trouver le bon modèle économique pour les startups du "made in France". Après le crash des Ateliers Tersi il y a quelque semaines (chaussures haut de gamme), c'est au tour de Cocolico (vêtements pour enfants) de tirer la sonnette d'alarme. Sa créatrice, la Montalbanaise Muriel Thuillier, lauréate 2016 du prix La Tribune Jeune Entrepreneur, explique dans un communiqué :

"L'atelier de Montauban croule sous les commandes de ses clients asiatiques et des trois magasins de sa marque en Chine. Mais comme souvent dans les startups, la trésorerie fait défaut pour produire et assurer la prochaine livraison de 140 000 euros... Un comble pour cette entreprise qui a développé un savoir-faire unique, qui exporte 95 % de sa production et qui dispose d'une équipe de 20 couturières capables de produire des vêtements personnalisables pour enfant à la demande".

"Les délais de paiement sont un mal récurrent pour les petites entreprises. Malgré des conditions contractuelles bien négociées, les besoins en fonds de roulement de Cocolico s'envolent avec sa croissance."

À l'instar de ce qu'il s'est passé pour les Ateliers Tersi, c'est une levée de fonds non aboutie qui aggrave les difficultés de la société. Pendant l'été, Muriel Thuillier a lancé une levée de fonds qui devait aboutir ce lundi 19 septembre.

"À trois jours du dépôt des fonds, le principal investisseur demande un délai supplémentaire pour s'engager. Ce retournement de situation met en péril l'intégralité de la levée de fonds puisque le montant minimum n'est pas atteint."

Vente de stocks

Pour faire face aux problèmes de trésorerie à venir, poursuivre son développement et honorer ses commandes, la startup prépare en un week-end une grande vente de ses stocks de tissus et de vêtements pour enfant via un site e-commerce improvisé cocolico.bigcartel.com. Pour sensibiliser le grand public à sa cause, Cocolico lance une campagne de communication à l'image de celle d'Arnaud Montebourg : en marinière.

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Commentaires
a écrit le 26/09/2016 à 21:47 :
Il me semble avoir lu de nombreux articles sur cette startup et leurs levés de fonds sur le web. La vraie question au dela des investisseurs qui se rétractent est de savoir ce qu'ils ont fait des centaines de milliers d'euros levés lors de leurs campagne wiseed (Blue Poppies puis Cocolico courant 2015 et 2016) ? La cause du départ de l'investisseur?
Ça sent plutôt la faute de gestion de la part des dirigeants que les défauts de paiements des clients... et après recherche il n'y a pas 20 couturières dans cet atelier.

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