Sommet économique du Grand Sud. Paul Seabright (TSE) : "La proximité est essentielle à l'innovation"

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Paul Seabright, économiste à la Toulouse School of Economics (TSE)
Paul Seabright, économiste à la Toulouse School of Economics (TSE)
Lors du Sommet économique du Grand Sud qui aura lieu le 3 novembre à Toulouse, Paul Seabright, économiste à la Toulouse School of Economics (TSE), animera une table ronde consacrée à l'intelligence et à l'innovation. Il nous présente les axes de développement concernant l'enseignement et la recherche.

Les participants à cette table ronde vont débattre autour du thème "Comment la coopération interrégionale de l'enseignement et de la recherche peut-elle accélérer la compétitivité du Grand Sud entre les régions Aquitaine, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ?" Le débat sera animé par Alain Ribet, directeur général d'Objectif Aquitaine et Paul Seabright, économiste à la Toulouse School of Economics et chercheur au Centre for Economic Policy.

Quelles sont selon vous les politiques à mener en termes d'enseignement et de recherche ?
Le constat de départ est le suivant. Même au XXIe siècle, celui de la technologie, la proximité compte presque autant qu'avant pour le développement de l'innovation. On le voit aux Etats-Unis qui constituent un marché unique au niveau de l'électronique. Avec Internet et l'amélioration des moyens de communication, on pensait avoir aboli les distances. Hors, on s'aperçoit que les formes de coopérations les plus productives sont les plus proches.

Que préconisez-vous ?
Prenons l'exemple de la Silicon Valley par exemple. L'Université de Stanford développe des innovations, des technologies qui sont ensuite testées et industrialisées par des entreprises californiennes. C'est la même chose pour le MIT à Boston qui travaille en étroite collaboration avec des entreprises du Massachusetts. Il faut essayer de se rapprocher de cette politique d'innovation en développant des universités de pointe à proximité d'industries ou d'entreprises innovantes.

Ce Sommet peut-il aider à cette prise de conscience ?
L'Etat, les acteurs régionaux et les acteurs privés seront réunis. Il faut espérer que les grandes question seront abordées car c'est l'occasion idéale. Nous devons nous demander quels sont les ingrédients qui donneront à une région ces caractères innovants et productifs. Pour cela, les pouvoirs publics doivent être à l'écoute des attentes et des inquiétudes des entreprises.

Propos recueillis par Paul Périé

En photo : Paul Seabright, économiste à la Toulouse School of Economics (TSE)

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