Alain Di Crescenzo veut "numériser" la nouvelle CCI Occitanie

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Alain Di Crescenzo, président de la CCI Occitanie
Alain Di Crescenzo, président de la CCI Occitanie (Crédits : Rémi Benoit)
Premier président de la nouvelle CCI Occitanie, le Toulousain Alain Di Crescenzo établit actuellement la feuille de route de sa mandature. Il évoque un projet placé sous le triptyque "l'air, la mer et la terre" et promet "une révolution" avec la numérisation du réseau de CCI du territoire.

Premiers vœux à la presse pour Alain Di Cresenzo en tant que président de la CCI Occitanie, ce mardi 24 janvier, à Blagnac. L'ancien président de la CCI 31, qui a pris ses nouvelles fonctions il y a quelques jours, a également présenté ses vœux à Montpellier en début d'après-midi. Objectif : montrer qu'il est déjà au travail pour établir la feuille route de la nouvelle CCI Occitanie, et qu'il s'attache à tous les secteurs et territoires de la vaste région.

La révolution numérique des CCI

À la tête de la nouvelle CCI, le Toulousain a un objectif : devenir l'acteur référent de l'appui aux entreprises, quitte à modifier ou supprimer des missions de la CCI "si elles sont faites mieux par d'autres (Conseil régional, État, réseaux d'entreprises). Il ne faut pas se marcher sur les pattes". Un audit est en cours et la définition des missions de la CCI sera décidée en mars prochain.

Mais la priorité affichée est sans doute la transformation numérique de la CCI, qui doit être "moderne dans son fonctionnement", "connectée à son temps, aux autres CCI, aux entreprises et aux institutions". Alain Di Crescenzo ne mâche pas ses mots : "cette mandature sera une révolution. Une révolution qui s'appelle CCI store". C'est d'ailleurs lui qui pilote ce projet d'envergure nationale, qui vise à numériser l'action des chambres de commerces.

"Aujourd'hui je ne vois pas un startupper faire la queue dans une CCI pour créer son entreprise. Tout doit être là", assure-t-il en brandissant son smartphone.

La CCI lancera d'ailleurs une grande campagne de communication auprès des entreprises pour qu'elles entament leur transformation numérique.

Ces orientations, ainsi que d'autres (concernant notamment la gouvernance de la CCI Occitanie) seront débattues et votées lors d'une assemblée générale le 3 février prochain.

"L'air, la mer et la terre"

Malgré des incertitudes liées au contexte politique (le Brexit, le "duo Trump / Poutine", et l'année présidentielle française), l'élu consulaire souhaite mettre en valeur les richesses d'un territoire d'Occitanie "dynamique". Il fait part d'un climat des affaires élevé (bon moral des entrepreneurs), d'une activité en croissance (le mois de novembre 2016 était le 7e mois consécutif de croissance industrielle et le 10e mois de progression des services marchands) et d'une hausse de 0,4 % de l'emploi salarié au 3e trimestre.

"Cette dynamique repose sur un triptyque qui va meubler notre projet de mandature : l'air, la mer et la terre."

  • "L'air" pour l'aéronautique et l'espace, "qui représentent 100 000 emplois dans la région et 41 milliards d'euros d'exportations". Alain Di Crescenzo a salué les performances d'Airbus mais aussi celles d'ATR "malgré le bilan en demi-teinte". Il a également souligné l'augmentation du fret et du trafic passager dans les deux aéroports "de référence" de la région : Toulouse (8 millions de passagers, + 5,4 % en un an) et Montpellier (1,7 million, +10 %).
  • "La mer", représentée par les ports de Sète, Port-la-Nouvelle et Port-Vendres (pour le fret), mais aussi par ses 66 ports de plaisance et 20 stations touristiques. Alain Di Crescenzo souhaite y développer le tourisme, mais surtout l'éolien off-shore. "Le tourisme représente 120 000 emplois dans la région, et les métiers maritimes 25 000 emplois", a-t-il précisé.
  • "La terre", enfin, avec une région Occitanie qui est "la première région viticole au monde, et la première région de production bio de France." L'agroalimentaire y représente 180 000 emplois. Le président de la CCI annonce néanmoins "un bémol" :

    "Si on ne se dote pas d'infrastructures dignes de ce nom, on ne pourra pas faire de développement économique. Je pense aux routes, mais aussi aux réseaux numériques, et pourquoi pas à un avion entre Toulouse et Montpellier !"

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