Terre de Pastel veut relancer la filière du pastel en Midi-Pyrénées

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Sandrine Banessy et Jean-Jacques Germain.
Sandrine Banessy et Jean-Jacques Germain.
Terre de Pastel, le centre basé à Labège alliant spa, musée, boutique et restauration haut de gamme, a réalisé environ 1 M€ de chiffre d'affaires depuis son ouverture en juin 2013 et devrait atteindre l'équilibre en 2016. D'ici là, le PDG Jean-Jacques Germain et ses associées comptent consolider la filière renaissante du pastel en Midi-Pyrénées.

Plus d'un an après l'ouverture du centre de bien-être Terre de Pastel, c'est l'heure du bilan. "Nous sommes dans les clous, sourit Jean-Jacques Germain, l'investisseur et PDG de la holding Terre de Pastel qui compte cinq sociétés. Il a fallu rôder l'équipe de 24 personnes que nous avons embauché, créer les produits dérivés et les activités du spa, mais nous avons bien progressé sur toutes les activités." Près de 3000 visiteurs se sont rendus au Muséum, l'espace dédié à l'histoire de la plante emblématique du pays de Cocagne. Un chiffre en hausse de 30 % cette année.

Entre le restaurant, le spa, le pressing, le musée et les produits dérivés, Terre de Pastel a généré un chiffre d'affaires de près d'un million d'euros sur son premier exercice. L'équilibre devrait être atteint en 2016, en même temps que le déploiement national d'une chaîne d'instituts de beauté utilisant des produits à base de pastel. La première pourrait ouvrir dès la fin 2015 dans le centre-ville de Toulouse.

Un pôle de compétence autour du pastel
D'ici là, Jean-Jacques Germain et Sandrine Banessy, son associée, ont encore du travail pour consolider une filière historique mais tout juste renaissante. Actuellement, une dizaine d'hectares est cultivée dans le Lauragais et en Ariège, dont deux au bénéfice de Terre de Pastel. Malgré deux récoltes de huit tonnes de pastel par hectare cette année, la pénurie menace. "La consommation de pastel augmente mais avec le manque de soleil, nous sommes en quasi-rupture de stock, annonce Sandrine Banessy, par ailleurs présidente de l'académie des arts et des sciences du Pastel. Comme pour le raisin, la quantité récoltée ne compte pas si la qualité n'est pas au rendez-vous."

Terre de Pastel, qui travaille à partir de la feuille, est donc en négociation avec un cultivateur de Haute-Garonne pour doubler sa production dans un premier temps et maîtriser la culture "capricieuse", selon Sandrine Banessy, du pastel. "Nous en aurons besoin de 20 à 30 à l'avenir", précise Jean-Jacques Germain.

Pour développer ses activités, Terre de Pastel compte rassembler les différents acteurs liés au pastel au sein d'un pôle de compétences en Midi-Pyrénées. "Midi-Pyrénées est la seule région au monde à avoir mis au point une culture du pastel à l'hectare et une extraction à la tonne, explique Sandrine Banessy. Nous avons besoin de travailler avec des professionnels qui nous permettront de produire en grande quantité." Le projet devrait aboutir au printemps prochain. Des discussions sont en cours avec le Conseil régional pour accompagner le développer de la filière.

Gael Cérez
© photo Rémi Benoit

En savoir plus
Du XIIIe au XVIe siècle, le pastel a fait la richesse de Toulouse. En souvenir de cette industrie florissante, Terre de Pastel a noué un partenariat avec le groupe Manatour, gestionnaire du futur musée Aeroscopia. "Le pastel et l'aéronautique ont fait et font aujourd'hui rayonner Toulouse en Europe, explique Sandrine Banessy. Ce sont deux emblèmes du savoir-faire régional."

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