Grâce à la réalité augmentée, Bouygues Immobilier fait visiter en 3D ses futurs immeubles de bureaux

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Grand écran, manettes de jeux vidéo, 3D en réalité augmentée : au SIMI (salon de l'immobilier d'entreprise à Paris) Bouygues immobilier a fait le show pour présenter ses derniers programmes de bureaux. Comme si vous y étiez !


Exit les bonnes vieilles plaquettes commerciales ! Le promoteur Bouygues Immobilier mise désormais sur la 3D en réalité augmentée pour commercialiser ses programmes de bureaux. Le groupe s'appuie pour cela sur un partenariat avec la start-up My Cloud 3D qui développe des modélisations de type jeux vidéos hyper réalistes.

Le promoteur est parti d'un constat simple : les acquéreurs ont aujourd'hui beaucoup de mal à se projeter dans des programmes de plusieurs milliers de mètres carrés avec des outils de commercialisation classiques comme les plaquettes, ou la 3D, un peu figées. "Dans les grandes entreprises, les décisions de déménagement se prennent pourtant dans la plus grande concertation. Il fallait donc trouver un nouveau mode de commercialisation convaincant", décrit Cédric de Lestranges, le directeur utilisateurs du groupe. C'est la solution développée par la jeune start-up My Cloud3D qui a été retenue pour commercialiser les deux récents programmes à énergie positive (Green office) de Bouygues, à Rueil-Malamaison et Nanterre.

Premiers tests concluants
"Nous travaillons en amont avec les architectes qui dessinent le projet (Jean-Michel Wilmotte à Rueil) et modélisons leurs plans. Ceci permet aux acquéreurs potentiels de visiter l'immeuble en temps réel en se dirigeant avec une manette de jeu", explique Cédric Jutteau, l'un des fondateurs de My Cloud3D. La révolution, c'est qu'il est possible pour le client de se rendre compte de la hauteur réelle des plafonds et de construire ses scénarios pour mesurer la luminosité en fonction des heures de la journée, tester différentes finitions de décoration et d'aménagement : open space ou cloisonnées.

Pour Bouygues, les premiers tests sont concluants. "L'opération Green Office de Rueil est aujourd'hui entièrement louée grâce à cette technologie et nous profitons donc du SIMI pour lancer celle de Nanterre. Il est évident que nous miserons à l'avenir sur ce procédé pour commercialiser des opérations d'envergure de plus de 15.000 m2", indique Cédric de Lestranges. Coût de cette technologie ? Entre 3 et 5 € / m2. Un investissement certes, mais qui peut donner un sérieux coup de pouce en ce moment. "Nous avons déjà plusieurs pistes pour travailler avec des promoteurs en immobilier de bureaux et résidentiel", raconte Cédric Jutteau.

Béatrice Girard.
© photo DR

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